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Remparts de Vitré en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine défensif Rempart
Remparts de Vitré
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Remparts de Vitré
Remparts de Vitré
Remparts de Vitré
Crédit photo : Pacoviande - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée
35500 Vitré, Rue Notre-Dame

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1220-1240
Construction de l'enceinte d'André III
1465
Modernisation sous François II
1589
Siège de Vitré
1832-1846
Destruction des portes médiévales
15 janvier 2014
Inscription aux Monuments Historiques
2012-2020
Campagne de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La partie de l'enceinte urbaine fortifiée, à savoir les ouvrages et vestiges à fonction défensive (tours, courtines, portes, barbacanes, etc.), en élévation ou enfouis, connus ou supposés, avec leurs sols d'implantation, correspondant à l'enceinte proprement dite, aux ouvrages avancés et aux anciens fossés. Cet ensemble, représenté sur le plan joint à l'arrêté : correspond d'une part aux terrains d'assiette, non cadastrés, des parties suivantes du domaine public : début de la rue du Val, promenade du Val (secteurs nord et est), début de la rue Notre-Dame et de la place de la République, rue de la Bridole, rue de la Borderie, fin des rues Du Guesclin, Garangeot et Baudrairie, promenade Saint-Yves, place et square Saint-Yves, fin de la rue d'Embas, place du Château, fin des rues du Château et Notre-Dame ; figure d'autre part au cadastre, section AB, parcelles n° 3, 389, 517, 516, 525, 40, 497, 535, 425, 564, 75, 414, 532, 530, 523, 395, 381, 382, 428, 374, 538, 540, 539, 502, 500 et 317 : inscription par arrêté du 15 janvier 2014 ; Les parties de l'enceinte urbaine fortifiée - à savoir les ouvrages et vestiges à fonction défensive (tours, courtines, portes, barbacanes, etc.), avec leurs sols d'implantation - figurant au cadastre section AB parcelles n° 4, 34, 36, 60, 61, 177, 178, 370, 373, 390, 501, 533, 536, 566, 572 et section BO parcelles n° 49 et 51, selon plans annexés à l'arrêtés : inscription par arrêté du 9 octobre 2024

Personnages clés

André III - Baron de Vitré Commanditaire de l'enceinte initiale (1220-1240).
François II - Duc de Bretagne Ordonne les renforcements anti-artillerie (XVe siècle).
Philippe Emmanuel de Lorraine - Duc de Mercœur Mène le siège de Vitré en 1589.

Origine et histoire des remparts

Les remparts de Vitré ont été construits entre les XIIIe et XVIIe siècles pour protéger la ville bretonne, située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Érigés sur un éperon rocheux dominant la Vilaine et le ruisseau Vernouzet, ils couvrent 8 hectares avec 500 m de long et 200 m de large. Leur tracé épouse les contours naturels du relief, exploitant les falaises escarpées au nord et les marécages comme barrières défensives. Les matériaux locaux, schistes noirs et grès beige, ont servi à leur construction, tandis que des fossés de 12 m de profondeur renforçaient la protection, notamment côté est, vulnérable aux attaques venues de Laval.

La première enceinte, bâtie entre 1220 et 1240 sous André III, baron de Vitré et allié du roi de France, suit le modèle des remparts parisiens de Philippe-Auguste. Ce projet ambitieux a nécessité la destruction de 24 maisons et le déplacement d’hôpitaux, comme l’hôtel-Dieu Saint-Yves. Les tours, dotées d’archères et de portes à sas, utilisaient exclusivement des moellons de schiste, avec des ressauts en grès. André III, beau-frère du duc de Bretagne mais en conflit avec lui, a ainsi marqué l’alignement de Vitré sur le système défensif français, dans un contexte de tensions régionales.

Au XVe siècle, sous François II de Bretagne, les remparts sont modernisés pour résister à l’artillerie. Les courtines sont rehaussées de 3 m, les portes (comme la porte d’En Haut) équipées de mâchicoulis et de boulevards en éperon, et des tours à canon en fer à cheval sont ajoutées (ex. : tours des Claviers et Gâtesel). Ces aménagements s’inspirent des places fortes bretonnes comme Fougères ou Saint-Malo. En 1487, six guérites sont installées sur le chemin de ronde côté sud, illustrant l’adaptation aux nouvelles techniques militaires.

Le XVIe siècle est marqué par les guerres de Religion. En 1589, Vitré, bastion huguenot, subit un siège de cinq mois mené par les catholiques du duc de Mercœur. Les combats détruisent trois tours, dont la Tour de la Fresnaye, remplacée par la tour « Rompue ». En 1591, un éperon en schiste est construit près de la rue de l’Éperon, renforçant la contrescarpe. Ces modifications reflètent les divisions religieuses et les enjeux stratégiques de la Bretagne à l’aube des temps modernes.

Au XIXe siècle, l’urbanisation menace les remparts : entre 1832 et 1846, les portes d’En Haut, Gâtesel et d’Embas sont détruites pour faciliter les liaisons avec les nouveaux quartiers. La « haussmannisation » locale (percement de la rue Garangeot ou du boulevard Saint-Martin) efface une grande partie des murs sud. Seul le relief accidenté au nord préserve des sections intactes. Paradoxalement, le romantisme du XIXe siècle sauve certains éléments, comme la reconstruction partielle des remparts près du château, témoignant d’un regain d’intérêt pour le patrimoine médiéval.

Depuis 1994, le centre historique de Vitré est classé site patrimonial remarquable, et l’ensemble des remparts est inscrit aux Monuments Historiques en 2014. Les fouilles archéologiques (ex. : découverte de la tour des Claviers en 1987) et les rénovations récentes (2012-2020) ont permis de restaurer des sections comme la tour de la Bridole ou la poterne Saint-Pierre. Les matérialisations au sol des portes disparues (place Saint-Yves) et les aménagements paysagers (promenade du Val) soulignent aujourd’hui leur rôle dans l’identité urbaine et touristique de Vitré.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours