Inscription Monument Historique 1941 (≈ 1941)
Protection du côté sud des remparts.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Côté Sud compris entre la letre A et la lettre I du plan cadastral annexé à l'arrêté (cad. 584, 586, 589, 590, 441 à 445, 447, 448, 450 à 452, 454 à 457) : inscription par arrêté du 29 décembre 1941
Origine et histoire
Les remparts sont des éléments de fortification conçus pour protéger un site par un remblai ou un mur de soutènement. Contrairement aux murailles médiévales épaisses et entièrement maçonnées, les remparts se distinguent par leur structure légère, combinant un mur de soutènement et une masse de terre. Cette conception permet d’absorber les chocs des tirs d’artillerie, tout en offrant une pente dissuasive pour les assaillants lors des sièges. Ils apparaissent notamment avec le développement des citadelles au XVIe siècle, marquant l’évolution des techniques militaires face à l’artillerie utilisant des boulets métalliques.
Au Poët-Laval, ces remparts font partie du patrimoine local et sont partiellement protégés depuis 1941. Leur côté sud, délimité par des parcelles cadastrales spécifiques, a été inscrit comme Monument Historique par arrêté du 29 décembre 1941. Ce type de fortification illustre la transition entre les murailles médiévales et les systèmes bastionnés, adaptés aux nouvelles menaces militaires de la Renaissance et des périodes ultérieures.
Les remparts jouent un rôle clé dans l’urbanisme défensif, intégrant des bourgs ou des villes pour en assurer la protection. Leur architecture reflète une adaptation aux innovations technologiques, notamment l’artillerie, qui a révolutionné les stratégies de siège. À Le Poët-Laval, ces vestiges témoignent de l’importance stratégique de la région, située dans la Drôme, au sein de l’ancienne province du Dauphiné, aujourd’hui intégrée à Auvergne-Rhône-Alpes.