Reprise des fortifications 1446 (≈ 1446)
Intégration de Saint-Gilles après retour royal.
XIIIe et XIVe siècles
Construction des remparts
Construction des remparts XIIIe et XIVe siècles (≈ 1450)
Période principale de fortification d’Étampes.
1589
Ordre de destruction partielle
Ordre de destruction partielle 1589 (≈ 1589)
Henri IV demande le démantèlement du château.
XVIe siècle
Interruptions des travaux
Interruptions des travaux XVIe siècle (≈ 1650)
Litiges avec propriétaires et vulnérabilité accrue.
10 mars 1968
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques 10 mars 1968 (≈ 1968)
Inscription des vestiges (Portereaux, tour du Loup).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges des anciens remparts dits les Portereaux (cad. G 1690 à 1690ter ; I 1508) : inscription par arrêté du 10 mars 1968 ; Vestiges des anciens remparts dits La Tour du Loup (cad. I 829p) : inscription par arrêté du 10 mars 1968
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Ordonna destruction partielle en 1589.
Reine Constance - Propriétaire historique
Associée à l’enceinte primitive (XIe s.).
Origine et histoire
Les vestiges des anciens remparts d'Étampes, datés des XIIIe et XIVe siècles, constituent un site archéologique majeur du département de l’Essonne, en Île-de-France. L’enceinte urbaine, de forme rectangulaire et d’une circonférence de 3 500 mètres, était jalonnée de huit portes, dont trois principales (Saint-Jacques, Saint-Pierre, Saint-Martin) restaient ouvertes en période de troubles. Aujourd’hui, il n’en subsiste que l’ouvrage des Portereaux, deux tourelles et un pan de courtine, inscrits aux monuments historiques depuis 1968.
L’histoire des fortifications d’Étampes remonte au moins au XIe siècle, avec une enceinte primitive autour du château de la reine Constance, de l’église Notre-Dame et de la collégiale Saint-Basile, probablement reconstruite en pierre au XIIe siècle. Cependant, le programme de fortification actuel semble dater principalement d’après 1446, lorsque la ville retourne sous contrôle royal. La paroisse Saint-Gilles fut alors intégrée dans l’enceinte. Les travaux, interrompus à deux reprises au XVIe siècle en raison de litiges avec des propriétaires, laissèrent la ville vulnérable lors des guerres de Religion.
Au XVIIe siècle, bien que les fossés aient été comblés pour créer une promenade et que Henri IV ait ordonné en 1589 la destruction partielle des fortifications (notamment le château), l’enceinte urbaine fut maintenue. Au XIXe siècle, les remparts furent définitivement détruits et remplacés par une clôture fiscale, ne laissant que quelques vestiges comme la bastille des Portereaux et la tour du Loup, aujourd’hui propriétés communales. Ces éléments, aliènes au domaine privé, rappellent l’importance stratégique d’Étampes au Moyen Âge.