Vestiges initiaux XIIe siècle (≈ 1250)
Arcade de boutique et pierres de taille.
XIIIe-XIVe siècles
Construction corps arrière
Construction corps arrière XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Brique et escalier en équerre.
XVe siècle
Reconstruction façade et étage
Reconstruction façade et étage XVe siècle (≈ 1550)
Ajout escalier en vis et cheminées.
1669
Aménagements ultérieurs
Aménagements ultérieurs 1669 (≈ 1669)
Porte datée au 2e quart XVIIe.
1925
Première protection
Première protection 1925 (≈ 1925)
Inscription façade sur rue.
1997
Protection étendue
Protection étendue 1997 (≈ 1997)
Inscription de la demeure entière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue : inscription par arrêté du 28 septembre 1925 - Demeure (cad. CD 250, 254) : inscription par arrêté du 17 mars 1997
Origine et histoire
La demeure médiévale de Cahors, classée Monument Historique, présente des vestiges du XIIe siècle en pierre de taille, notamment une arcade de boutique intégrée à la façade du XVe siècle. Le bâtiment arrière, construit en brique, date probablement des XIIIe ou XIVe siècles, tandis que la façade sur rue, reconstruite au XVe siècle, utilise un mélange de moellons, pierres et briques de remploi. Ces éléments illustrent les transformations architecturales successives du site, marqué par des réutilisations de matériaux anciens.
À l’origine, la maison était divisée en deux unités d’habitation distinctes aux XIIIe et XIVe siècles, partageant une cour commune et un passage central. Ces espaces reflètent une organisation domestique médiévale typique, où vie privée et activités collectives coexistaient. Au XVe siècle, un étage fut ajouté au corps sur rue, et la façade fut entièrement remaniée, tandis qu’un escalier en vis vint compléter un escalier en équerre préexistant dans la cour. Ces aménagements témoignent d’une volonté d’adaptation aux besoins résidentiels et commerciaux de l’époque.
Des traces d’aménagements ultérieurs subsistent, comme une porte datée de 1669 (2e quart du XVIIe siècle), soulignant la pérennité de l’usage du bâtiment à travers les siècles. Les cheminées du XVe siècle, encore visibles à l’intérieur, ainsi que les vestiges d’un bâtiment à un étage du XIIe siècle dans le corps sur rue, confirment la stratification historique du lieu. L’inscription partielle de la demeure aux Monuments Historiques (façade en 1925, ensemble en 1997) atteste de sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
La localisation de la demeure, au 88 rue des Soubirous (anciennement impasse de Fouillac), dans le centre de Cahors, renforce son ancrage dans le tissu urbain médiéval. La précision cartographique, jugée « passable » (note 5/10), suggère cependant des incertitudes sur l’exactitude de sa représentation géographique actuelle. Les matériaux utilisés, comme la pierre de taille, la brique et les moellons, révèlent des techniques de construction variées, adaptées aux ressources locales et aux époques successives.
L’édifice illustre ainsi l’évolution des modes de vie à Cahors, depuis une organisation domestique médiévale partagée jusqu’à des usages plus privatifs aux époques modernes. Les éléments protégés, tels que la façade sur rue et l’ensemble de la demeure, soulignent l’importance de préserver ce témoignage architectural, à la fois résidentiel, commercial et historique. La licence Creative Commons des photos associées facilite par ailleurs la diffusion de ce patrimoine auprès du public.
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