Permission royale de fortification 1444 (≈ 1444)
Charles VII autorise la fortification de Pontgibaud.
1er mars 1490
Séisme dévastateur
Séisme dévastateur 1er mars 1490 (≈ 1490)
Endommage château, église et enceinte.
XVe siècle
Renforcement par La Fayette
Renforcement par La Fayette XVe siècle (≈ 1550)
Modifications défensives après le séisme.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
La porte de ville est classée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Enceinte de la ville (restes) : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Charles VII - Roi de France
Autorisa la fortification en 1444.
Gilbert III Motier de La Fayette - Seigneur et modificateur
Renforça l’enceinte au XVe siècle.
Robert Ier - Dauphin d'Auvergne
Fondateur de Château-Dauphin (XIIe).
Origine et histoire
Les restes de l’enceinte de Pontgibaud datent du XVe siècle et font partie des fortifications urbaines de cette période. La permission de fortifier la ville fut accordée par le roi Charles VII en 1444, marquant une volonté de protection stratégique dans cette région d’Auvergne. L’enceinte comportait initialement sept tours, dont six subsistent aujourd’hui, ainsi qu’un rempart reliant ces structures défensives. La porte de ville, classée monument historique par arrêté du 12 juillet 1886, est l’un des éléments les plus emblématiques de cet ensemble fortifié.
La forteresse de Château-Dauphin, située à proximité, est étroitement liée à cette enceinte. Construite à la fin du XIIe siècle par Robert Ier, dauphin d’Auvergne, elle fut modifiée au XVe siècle par Gilbert III Motier de La Fayette, qui renforça ses défenses après un séisme dévastateur en 1490. Ce tremblement de terre endommagea gravement le château, l’église et la ville, soulignant l’importance stratégique des fortifications. L’enceinte, conçue pour protéger la basse-cour et les habitations, reflète les techniques militaires de l’époque, avec des murs épais et des tours de guet.
Au fil des siècles, l’enceinte a subi des dégradations, notamment des infiltrations d’eau et des fissures dans les tours, comme celle des Clapiers, actuellement en restauration. Ces vestiges rappellent le rôle central de Pontgibaud, située au cœur du dauphiné d’Auvergne, et son histoire minière et militaire. La porte de ville, toujours visible rue du Frère Genestier, reste un témoignage concret de l’architecture défensive médiévale et de son adaptation aux besoins locaux.
Le classement de l’enceinte comme monument historique en 1886 a permis de préserver une partie de ce patrimoine, bien que certains éléments, comme le rempart du XVe siècle, menacent aujourd’hui de s’effondrer. Les efforts de restauration visent à sauvegarder ce patrimoine, qui illustre à la fois l’ingénierie militaire de l’époque et l’histoire mouvementée de la région, marquée par les conflits, les séismes et l’exploitation minière.