Restes du château

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  • Vaour
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Crédit photo : KaTeznik - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1900
2000
1140
Fondation de la commanderie
1303
Acte de Montpellier
1910
Effondrement du donjon
1927
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (restes) : inscription par arrêté du 13 juillet 1927

Personnages clés

Pierre Humbert Premier commandeur de la commanderie de Vaour.
Bernard de la Roche Commandeur ayant participé à un acte établi à Montpellier en 1303.
Hugues de Pairaud Visiteur de France soutenant la position royale en 1303.

Origine et histoire

La commanderie de Vaour se situe dans le Tarn, à environ 80 km au nord-est de Toulouse, entre Albi et Montauban, au nord de la forêt de Grésigne. Elle fut fondée en 1140 lorsque des chevaliers de Penne donnèrent un terrain à Pierre Humbert. Peu de chevaliers résidaient sur place — une dizaine environ — le reste s'installant dans des dépendances régionale telles que Montricoux, Cahors ou Lacapelle-Livron. Exonérés des taxes seigneuriales, les templiers assuraient en contrepartie la protection de la population. Le pouvoir de la commanderie s'étendait sur sept cantons et jusque dans le Quercy, grâce aux dons des religieux de Septfonds et de Chancelade ainsi qu'à ceux du comte de Toulouse. Le 25 juillet 1303, Bernard de la Roche, alors commandeur, figure dans un acte établi à Montpellier où des prélats et ecclésiastiques des sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Rodez prirent le parti du roi ; Hugues de Pairaud, visiteur de France, soutint la position royale sans pour autant préjuger de la culpabilité du pape. Après la dissolution de l'ordre du Temple, la commanderie et ses biens furent dévolus à l'ordre de Saint‑Jean de Jérusalem, qui en conserva la possession jusqu'à la Révolution française. Le donjon s'est effondré en 1910 et la commanderie a été inscrite au titre des monuments historiques en 1927. Les possessions templières comprenaient notamment Marnaves, Lintin et un monastère à Amarens. Parmi les commandeurs templiers se succédèrent, entre autres, Pierre Humbert, Pierre Hugo, Fort Sans, Guiraud Bada, Jean de Nogairol, Durand Willer, P. de Tudelle, Arnaud Dabos, Pierre le chapelain, Doat Dahas, Bertrand Bonafos, Pierre lo Capella, Dayde de Sainte‑Croix, Ademar Guillaume, Pierre del Castel, Gaillard de Pradines, Raymond de Posquière, Sanche, Pierre de Geoffroy et Bernard de la Roche. La rubrique relative aux commandeurs hospitaliers n'est pas renseignée. La commanderie est implantée sur une butte où l'on a retrouvé une dalle à rigole, indice d'un possible culte de l'eau, et elle était entourée d'un mur d'enceinte de plan trapézoïdal. Le site comprenait plusieurs bâtiments, dont une grange restaurée et soutenue par neuf contreforts de grande taille. Au rez-de-chaussée du logis se trouvent en enfilade la cuisine, le four à pain et le réfectoire. Une tour octogonale, aujourd'hui effondrée, desservait les appartements du commandeur. L'église occupait le rez-de-chaussée du donjon, coiffé de hourds et haut d'environ vingt mètres. La grange, aménagée en salle de spectacle avec scène et gradins, est actuellement gérée et principalement utilisée par l'association l'Été de Vaour.

Liens externes