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Restes du château de Montgilbert à Ferrières-sur-Sichon dans l'Allier

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Restes du château de Montgilbert

  • Gentil
  • 03250 Ferrières-sur-Sichon
Château de Montgilbert
Restes du château de Montgilbert
Restes du château de Montgilbert
Restes du château de Montgilbert
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Restes du château de Montgilbert
Restes du château de Montgilbert
Restes du château de Montgilbert
Crédit photo : LaurentG (d ·contributions) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
03250 Ferrières-sur-Sichon, Gentil

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1250
Construction initiale
vers 1280
Acquisition par les Aycelin
1434-1439
Confiscation par Villandrando
1611
Érection en baronnie
24 mai 1794
Vente comme bien national
1867
Découverte de bronzes gallo-romains
11 octobre 1930
Inscription aux monuments historiques
1974
Création de l'association de sauvegarde
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Montgilbert : inscription par arrêté du 11 octobre 1930

Personnages clés

Famille de Saint-Gérand - Constructeurs initiaux Bâtisseurs présumés vers 1250 sous Louis IX.
Famille Aycelin de Montaigut - Propriétaires (fin XIIIe siècle) Riches bourgeois anoblis, acquéreurs vers 1280.
Rodrigue de Villandrando - Mercenaire espagnol Occupant pendant la guerre de Cent Ans (1434-1439).
Famille de Saulx-Tavannes - Seigneurs (Renaissance) Propriétaires jusqu'au XVIIe siècle, érigés barons en 1611.
Étienne Marie des Bravards d'Eyssat Duprat - Dernier propriétaire Émigré avant la vente comme bien national (1794).

Origine et histoire du Château de Montgilbert

Le château de Montgilbert, édifié vers 1250 par la famille de Saint-Gérand sous le règne de Louis IX, est un château fort situé à 565 m d'altitude sur un mamelon rocheux dominant le ruisseau du Vareille, à Ferrières-sur-Sichon (Allier). Il se compose de deux enceintes : une basse-cour entourée de défenses adaptées à l'artillerie naissante au XVe siècle, et une haute-cour carrée flanquée de tours rondes et de donjons, abritant logis seigneurial, chapelle, et réserves. Son architecture reflète les évolutions militaires, avec des canonnières et un bastion ajoutés pour contrer les progrès de l'artillerie.

Acquis vers 1280 par la famille Aycelin de Montaigut, le château passe ensuite aux mains des Vienne, puis des Saulx-Tavannes. Pendant la guerre de Cent Ans (1434-1439), il est confisqué au profit du mercenaire espagnol Rodrigue de Villandrando, qui y effectue d'importantes modifications défensives. Au XVIIe siècle, les Saulx-Tavannes puis les des Bravards d'Eyssat Duprat le délaissent au profit du château du Mayet-de-Montagne. Vendus comme bien national en 1794 après l'émigration de son dernier propriétaire, ses pierres servent de carrière au XIXe siècle, accélérant sa ruine.

Le site, inscrit aux monuments historiques en 1930, révèle des traces d'occupation antérieure : des bronzes gallo-romains, dont une œnochoé conservée au musée de Lyon, y furent découverts en 1867. Bien que la base Mérimée évoque un ancien castrum, aucune structure pré-médiévale n'a été confirmée par les fouilles. Depuis 1974, une association affiliée à l'Union Rempart œuvre à sa préservation, organisant des chantiers bénévoles annuels.

Trois légendes locales sont associées au château. Celle du Sire Démoniaque raconte l'histoire d'un seigneur maléfique englouti par la terre après avoir torturé un mendiant miraculeusement sauvé. Le duel des colosses évoque un combat mortel entre un seigneur et un chevalier noir, tandis que Les jeux cruels décrit des divertissements sadiques infligés aux paysans par les seigneurs. Ces récits illustrent la réputation sombre du lieu à travers les siècles.

Architecturalement, le château combine des éléments défensifs médiévaux (archères, herse, chemin de ronde) et des aménagements Renaissance (fenêtres, enduits, rampe d'accès). La basse-cour, remaniée au XVe siècle, intègre un bastion et des murs épais pour résister aux canons. La haute-cour, cœur résidentiel, abritait salle d'apparat, cuisine, citerne, et silos, témoignant d'une organisation autonome. Les modifications successives reflètent l'évolution des besoins militaires et du confort seigneurial.

Abandonné à la fin du XVIIIe siècle, le château est aujourd'hui un vestige emblématique du patrimoine bourbonnais. Son histoire, marquée par des familles nobles, des conflits (guerre de Cent Ans, guerres de Religion) et des transformations architecturales, en fait un témoin clé de l'histoire médiévale et moderne de la région. Les fouilles et restaurations en cours permettent de mieux comprendre son rôle stratégique entre Auvergne, Forez et Bourbonnais.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours