Patrimoine classéPatrimoine défensifDemeure seigneurialeChâteau fort
Restes du Château fort
Le Bourg
43490 Arlempdes
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
…
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle Saint-Jacques et des soubassements.
XIIIe siècle
Renforcement des fortifications
Renforcement des fortifications XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout de murs et de tours pour renforcer la défense.
XVe siècle
Restauration et reconstruction
Restauration et reconstruction XVe siècle (≈ 1550)
Restauration et reconstruction du château par la famille de Poitiers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chateau (restes) : inscription par arrêté du 27 février 1926
Origine et histoire du Château d'Arlempdes
Les restes du château fort d'Arlempdes se dressent sur un piton rocheux dominant la vallée de la Loire et le village homonyme, fortifié au XIVe siècle. Une bulle du pape Clément IV mentionne le site en 1267. En 1450, par le mariage d'une fille du baron de Maubec avec Charles de Poitiers, Diane de Poitiers fut dame d'Arlempdes et la famille de Poitiers fit restaurer et reconstruire le château. Le site fut pillé en 1585 pendant les guerres de Religion. La chapelle Saint-Jacques, bâtiment indépendant, est le seul vestige du château primitif et date du XIIe siècle ; les soubassements appartiennent au XIIIe siècle, tandis que le reste des constructions et des fortifications relève des XVe et XVIe siècles. À l'exception de la chapelle et d'un bâtiment adjacent, l'ensemble est en ruines. Le côté sud-est, à pic sur la Loire, n'était pas fortifié ; les autres faces étaient défendues par des murs flanqués de tours. Un chemin de ronde se développe au sud-ouest, et des murailles protégeaient les côtés nord et nord-est, renforcés par six tours rondes et une tour carrée. Une muraille médiane, munie d'une grosse tour ronde, divise le château en deux : la partie sud forme une grande esplanade, la partie nord comprend l'entrée et des bâtiments dont il ne subsiste que le rez-de-chaussée voûté d'un corps de bâtiment et la chapelle. La cuisine occupe une salle voûtée équipée de deux grandes cheminées, l'une d'elles comportant un four à pain ; la salle voisine, longue et voûtée en berceau, abrite une citerne dont la margelle est conservée. Les vestiges ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 27 février 1926. Récemment, le site a été acquis par un acheteur anonyme contre une somme symbolique en vue de sa restauration, de son entretien et de son animation.