68420 Husseren-les-Châteaux, 18 Rue des Trois Châteaux
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
…
1800
1900
2000
milieu XIIe siècle
Construction du Wahlenbourg
Construction du Wahlenbourg milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Donjon central le plus ancien.
XIIIe siècle
Édification du Weckmund
Édification du Weckmund XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout du troisième donjon au sud.
1466
Destruction par Mulhouse
Destruction par Mulhouse 1466 (≈ 1466)
Seule la chapelle Saint-Pancrace subsista.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers châteaux protégés en France.
depuis 1973
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration depuis 1973 (≈ 1973)
Travaux réguliers sur les ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Châteaux de Weckmund et de Wahlenbourg (ruines) : classement par liste de 1840
Personnages clés
Comtes d'Eguisheim-Dabo - Premiers occupants
Fondateurs du château initial à enceinte unique.
Famille de Vaudémont - Alliés au XIe siècle
Origine du nom *Weckmund* (germanisé).
Origine et histoire du Château de Wahlenbourg
Les ruines des châteaux de Weckmund et de Wahlenbourg, situées à Husseren-les-Châteaux (Haut-Rhin), forment un ensemble fortifié du XIIIe siècle, classé Monument Historique dès 1840. À l’origine, le château de Haut-Eguisheim, dont ils sont issus, ne comptait qu’une seule enceinte et un donjon. Occupé par la famille des comtes d’Eguisheim-Dabo, il fut agrandi avec deux donjons supplémentaires : le Wahlenbourg (milieu XIIe siècle) et le Weckmund (XIIIe siècle), ce dernier lié à l’alliance avec les de Vaudémont (nom germanisé en Weckmund).
Le château central, le Wahlenbourg, est le plus ancien, avec un donjon en grès rose à bossages et un logis des XIIIe-XIVe siècles. Le Weckmund, au sud, comprend un donjon similaire et des murs percés de fenêtres. En 1466, les milices mulhousiennes détruisirent la forteresse, ne laissant que la chapelle Saint-Pancrace (aujourd’hui disparue). Les ruines, propriété communale, ont fait l’objet de restaurations répétées, notamment depuis 1973, avec des éléments architecturaux comme des portes en arc brisé ou plein-cintre.
Les documents d’archives relatifs à ces châteaux sont conservés avec ceux du Dagsbourg (Eguisheim), autre donjon de l’ensemble initial. Leur classement précoce (1840) souligne leur importance patrimoniale. Les matériaux typiques (grès rose, pierres à bossages) et les traces de trous de levage illustrent les techniques de construction médiévales en Alsace. Aujourd’hui, les ruines offrent un témoignage fragmentaire mais précieux de l’organisation castrale et des alliances seigneuriales de la région.