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Ruines du Château d'Arlay dans le Jura

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Ruines du Château d'Arlay

  • Route de Saint-Germain 
  • 39140 Arlay
39140 Arlay, Route de Saint-Germain 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction du château fort
1479
Destruction par Louis XI
1530
Mort de Philibert de Chalon
1730
Attribution à Élisabeth de Gand
1794
Guillotinage d’Élisabeth de Gand
1996
Création du Jardin des Jeux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philibert de Chalon - Prince d’Orange et baron d’Arlay Dernier héritier direct des Chalon-Arlay, mort en 1530.
Guillaume Ier d'Orange-Nassau - Stathouder de Hollande Héritier de Philibert, ancêtre des souverains néerlandais.
Élisabeth-Pauline de Gand - Duchesse de Lauragais Transforma le couvent en château au XVIIIe siècle.
Pierre d'Arenberg - Prince-duc et restaurateur Récupéra le domaine en 1825 après la Révolution.
Renaud de La Guiche - Comte et vigneron Développa le vignoble et créa le Jardin des Jeux en 1996.

Origine et histoire du Château d'Arlay

Le château d’Arlay, situé à Arlay dans le Jura, est un ensemble historique composé des ruines d’un château fort du XIe siècle et d’un château privé du XVIIIe siècle. Classé monument historique depuis 1996, il est réputé comme le plus ancien « château-vignoble » de France. Son origine remonte à un oppidum gallo-romain, transformé en forteresse médiévale par les seigneurs de Chalon-Arlay, puissants barons du Jura dont la richesse provenait des mines de sel de Salins. Ces derniers, devenus princes d’Orange au XVe siècle, firent d’Arlay une place forte majeure avant sa destruction en 1479 par Louis XI, après la chute de Charles le Téméraire.

Au XVIe siècle, le domaine passe à la Maison d’Orange-Nassau via Philibert de Chalon, puis à ses héritiers, dont Guillaume Ier d'Orange-Nassau, ancêtre des actuels souverains des Pays-Bas. La devise « Je maintiendrai », toujours utilisée par la famille royale néerlandaise, trouve ses racines dans cette lignée. Après deux siècles de procès successoraux, le domaine est attribué en 1730 à Élisabeth-Pauline de Gand, duchesse de Lauragais, qui transforme l’ancien couvent des Minimes en résidence principale au XVIIIe siècle, créant un parc romantique dans l’enceinte des ruines.

Pendant la Révolution française, Élisabeth-Pauline est guillotinée en 1794, et le château est séquestré. Récupéré en 1825 par son petit-fils, le prince-duc Pierre d’Arenberg, le mobilier est reconstitué dans un style Restauration. Depuis 1960, la famille de La Guiche exploite le vignoble de 21 hectares en AOC Côtes du Jura, produisant 80 000 bouteilles annuelles, et a créé en 1996 le « Jardin des Jeux », labellisé « Jardin remarquable ». Les ruines du château fort, entourées de ce domaine viticole, témoignent de dix siècles d’histoire liée aux grandes dynasties européennes.

Liens externes

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