Construction présumée vers 1260 (≈ 1260)
Par Burkhard Beger, ministériel de l'évêque.
1289
Première mention écrite
Première mention écrite 1289 (≈ 1289)
Légalisation par Rodolphe de Habsbourg.
1532
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1532 (≈ 1532)
Passe aux Mundolsheim.
fin XVe siècle
Rénovation des défenses
Rénovation des défenses fin XVe siècle (≈ 1595)
Basse-cour et entrée modifiées.
16 novembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique 16 novembre 1984 (≈ 1984)
Protection des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Birkenfels (ruines) (cad. A 85) : classement par arrêté du 16 novembre 1984
Personnages clés
Burkhard Beger - Ministériel de l'évêque de Strasbourg
Constructeur présumé du château.
Rodolphe de Habsbourg - Empereur germanique
Légalisa l'occupation en 1289.
Origine et histoire du Château du Birkenfels
Le château de Birkenfels, situé dans la forêt d'Obernai sur la commune d'Ottrott (Bas-Rhin), aurait été construit vers 1260 par Burkhard Beger, un ministériel de l'évêque de Strasbourg. Son édification sur une terre impériale, sans droit légitime, suggère une construction durant le grand interrègne, avant la bataille d'Hausbergen. La première mention écrite date de 1289, lorsque Rodolphe de Habsbourg légalise son occupation contre un loyer annuel d'une livre de cire pour la chapelle d'Obernai. Ce château, sans valeur stratégique, symbolisait probablement l'ambition nobiliaire des Beger.
Les fouilles archéologiques révèlent un remaniement de la basse-cour et des défenses à la fin du XVe siècle, ainsi qu'un incendie non daté avec certitude. Propriété des Beger jusqu'en 1532, puis des Mundolsheim jusqu'à la Révolution, le château tomba en ruines après la guerre de Trente Ans. Il fut ensuite cédé à Obernai et intégré à la forêt indivise d'Obernai-Bernardswiller. Son donjon pentagonal, inachevé, et une geôle aménagée à sa base témoignent de son architecture défensive.
Classé monument historique en 1984, le site conserve des vestiges de son passé médiéval : un château incendié au XIVe siècle, restauré au XVe, puis abandonné au XVIe. Il permettait autrefois de surveiller l'ancienne route romaine reliant le mont Sainte-Odile au Champ du Feu. Aujourd'hui, ses ruines offrent un aperçu de l'histoire féodale alsacienne et des tensions entre pouvoir impérial et ambitions locales.