Frise chronologique
vers 1180
Construction du château
Construction du château
vers 1180 (≈ 1180)
Flanquement par tours à archères daté
1192
Intégration aux possessions royales
Intégration aux possessions royales
1192 (≈ 1192)
Passage sous contrôle du domaine royal
3 décembre 2009
Inscription des vestiges
Inscription des vestiges
3 décembre 2009 (≈ 2009)
Porte fortifiée protégée par arrêté
6 mars 2012
Classement du château
Classement du château
6 mars 2012 (≈ 2012)
Protection totale du site médiéval
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges d'une porte fortifiée à l'ouest à la jonction avec le fossé du château (cad. D 616) : inscription par arrêté du 3 décembre 2009 - Le château (cad. D 512, lieudit le Vieux Château) : classement par arrêté du 6 mars 2012
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé |
Origine et histoire
Les ruines du château de Guainville, situées dans le département d’Eure-et-Loir, datent du dernier quart du XIIe siècle. Leur architecture caractéristique, notamment le flanquement systématique par des tours à archères, suggère une construction vers les années 1180. Ce système défensif, typique des châteaux de l’époque, visait à renforcer la protection contre les assauts. Dès 1192, l’édifice fut intégré aux possessions royales françaises, soulignant son importance stratégique dans la région.
Le château s’élève sur une plate-forme divisée en deux parties, entourée d’une enceinte maçonnée. Bien que les courtines et les tours des deux tiers nord aient presque entièrement disparu, la tour d’entrée subsiste comme vestige majeur. Les vestiges protégés incluent une porte fortifiée à l’ouest, classée ou inscrite au titre des Monuments Historiques entre 2009 et 2012. Ces éléments illustrent l’évolution des techniques de fortification au Moyen Âge central.
L’édifice, aujourd’hui connu sous le nom de Vieux Château, se situe au 333 Rue du Vieux Château à Guainville. Son classement et son inscription récents (2009 et 2012) reflètent la volonté de préserver ce patrimoine médiéval, témoin des dynamiques politiques et militaires de la fin du XIIe siècle. La localisation, notée comme passable dans les bases de données, rappelle les défis de la conservation des ruines en milieu rural.
À l’époque de sa construction, la région de Guainville, comme une grande partie du Centre-Val de Loire, était marquée par des conflits féodaux et l’affirmation progressive du pouvoir royal. Les châteaux forts, tels que celui de Guainville, servaient à la fois de résidences seigneuriales, de centres administratifs et de points de défense. Leur implantation répondait souvent à des enjeux de contrôle territorial, notamment le long des axes de communication ou aux frontières des domaines royaux et seigneuriaux.