Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification du château fort médiéval.
1164 et 1267
Bulles épiscopales
Bulles épiscopales 1164 et 1267 (≈ 1267)
Confirmation de la mouvance épiscopale.
1285
Hommages seigneuriaux
Hommages seigneuriaux 1285 (≈ 1285)
Partage de la seigneurie entre familles.
1769-1806
Déclin de la baronnie
Déclin de la baronnie 1769-1806 (≈ 1788)
Période de ruine progressive.
1867
Réutilisation des pierres
Réutilisation des pierres 1867 (≈ 1867)
Carrière pour la voie ferrée.
14 novembre 1983
Classement monument historique
Classement monument historique 14 novembre 1983 (≈ 1983)
Protection des ruines par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Jonchères (ruines) (cad. AM 160) : classement par arrêté du 14 novembre 1983
Personnages clés
Gilbert de Saint-Haon - Co-seigneur
Rend hommage pour la tour en 1285.
Ebrard de Pradelles - Co-seigneur
Possède un quart de la tour.
Évêques du Puy - Suzerains
Autorité sur la baronnie par bulles.
Origine et histoire
Le château de Jonchères, situé sur la commune de Rauret dans le département de la Haute-Loire, fut érigé au XIe siècle pour contrôler le passage stratégique entre le Velay et le Gévaudan, le long des rives de l'Allier. Il devint le centre d'une importante baronnie du Velay, l'une des 18 baronnies diocésaines qui conféraient à leur seigneur le droit de siéger aux États particuliers du Velay jusqu'à la Révolution. Ce statut reflétait son rôle politique et militaire dans la région.
Le château, initialement construit comme une co-seigneurie, fut mentionné dans des bulles épiscopales dès 1164 et 1267, confirmant sa mouvance sous l'autorité des évêques du Puy. En 1285, des hommages furent rendus pour des parties spécifiques du château, comme la tour et les droits sur l'Allier. La baronnie déclina entre 1769 et 1806, période marquant le début de son abandon. Au XIXe siècle, ses pierres furent réutilisées pour construire la voie ferrée Paris-Nîmes (1867), accélérant sa ruine.
Architecturalement, le château combine des éléments médiévaux (donjon rectangulaire, tours carrée et circulaire, remparts) et une façade du XVIIIe siècle, reflétant des reconstructions tardives. Classé monument historique en 1983, ses vestiges — dont un fossé, des murs de soutènement et une tour semi-circulaire à latrines voûtées — sont aujourd'hui propriété de la commune de Rauret. Le site, ouvert au public, offre un panorama sur l'Allier et illustre l'évolution des fortifications du Moyen Âge à l'époque moderne.
Les ruines, accessibles depuis les routes D126 (Lozère) et D401 (Haute-Loire), comprennent aussi des traces des trois lignes de défense protégeant l'éperon rocheux. Le donjon, partiellement détruit, conservait à l'origine trois étages intérieurs. La tour ouest, reliée au mur de défense, et la façade XVIIIe siècle, orientée pour profiter de la vue, témoignent des adaptations successives du site. Cédé à la commune en 1957, le château est désormais un symbole du patrimoine local et régional.