Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification du château fort et des premières structures défensives.
XIIe siècle
Renforcement des défenses
Renforcement des défenses XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout de tours et de remparts pour protéger l'éperon rocheux.
XVIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVIIe siècle (≈ 1750)
La façade d'un corps de logis a été reconstruite à cette période.
1769-1806
Ruine de la baronnie
Ruine de la baronnie 1769-1806 (≈ 1788)
Période durant laquelle le château a commencé à tomber en ruine.
1957
Cession à la commune
Cession à la commune 1957 (≈ 1957)
Le château a été cédé à la commune de Rauret.
1983
Classement historique
Classement historique 1983 (≈ 1983)
Le château a été classé monument historique le 14 novembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Jonchères (ruines) (cad. AM 160) : classement par arrêté du 14 novembre 1983
Personnages clés
Gilbert de Saint-Haon
Seigneur ayant rendu hommage à l'évêque du Puy en 1285.
Ebrard de Pradelles
Seigneur reconnaissant tenir la quatrième partie de la tour en 1285.
Origine et histoire
Le château de Jonchères, situé sur la commune de Rauret (Haute-Loire), occupe un éperon rocheux dominant l'Allier. Placé sous la mouvance des évêques du Puy par des bulles de 1164 et 1267, le site fut dès l'origine sans doute une co-seigneurie. En 1285, Gilbert de Saint-Haon rend hommage à l'évêque du Puy pour ce qu'il tient dans le mandement du château, en particulier pour la tour et l'eau de l'Allier, tandis qu'Ebrard de Pradelles reconnaît tenir la quatrième partie de la tour. La ruine de la baronnie est située dans la période 1769-1806. Après avoir servi de carrière de pierre lors de la construction de la voie ferrée Paris-Nîmes vers 1886-1867, le château fut cédé à la commune de Rauret en 1957. Il a été classé monument historique le 14 novembre 1983.
Les ruines comprennent un château fort des XIe-XIIe siècles, une tour carrée, une tour circulaire et la façade d'un corps de logis reconstruite au XVIIIe siècle. Trois lignes de défense successives protégeaient le point le plus élevé de l'éperon, choisi pour l'implantation du donjon. De plan rectangulaire, le donjon a perdu sa partie nord et son intérieur semble avoir comporté trois étages. Au nord, un mur de soutènement a été construit de chaque côté d'un fossé. Le rempart s'appuie sur trois tours, dont deux subsistent encore ; la tour la plus à l'ouest fait la liaison avec le mur de défense ouest. Cette façade occidentale fut privilégiée au XVIIIe siècle en raison du panorama. La muraille nord est adossée à une tour semi-circulaire dont les trois niveaux intérieurs étaient voûtés, et un conduit de latrines a été aménagé dans la paroi sur toute la hauteur. Les vestiges classés peuvent être observés depuis la D 126 (Lozère) et la D 401 (Haute-Loire).