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Ruines du château de la Roche-Montbourcher à Cuguen en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Ruines du château de la Roche-Montbourcher

  • Le Panquouet
  • 35270 Cuguen
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Ruines du château de la Roche-Montbourcher
Crédit photo : Pierre Lapointe - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
35270 Cuguen, Le Panquouet

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1330-1370
Possession par Jean de Montbourcher
1429
Château en ruines
1590
Siège pendant les guerres de la Ligue
1595
Démantèlement du château
8 août 1995
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble du château (vestiges des deux tours, assiette de l'ensemble, levées de terre et douves) tel qu'il figure sur le plan annnexé à l'arrêté (cad. D 195, 196) : inscription par arrêté du 8 août 1995

Personnages clés

Jean de Montbourcher - Sénéchal du Limousin Propriétaire et probable constructeur du donjon.
Bertrand II de Montbourcher - Chambellan du duc Jean V Restaure le château en 1429.
Charles de Blois - Duc de Bretagne (prétendant) Propriétaire du château entre 1330-1370.

Origine et histoire du Château de la Roche-Montbourcher

Le château de la Roche-Montbourcher, situé à Cuguen en Ille-et-Vilaine, est un vestige fortifié des XIVe et XVe siècles. Il se compose de deux parties distinctes : une motte de terre supportant deux tours en pierre à l’ouest, et une enceinte quadrangulaire formant une basse-cour à l’est. Ce site illustre l’architecture des châteaux du Bas-Moyen Âge, avec un éperon barré artificiellement par des fossés au nord, dominant une vallée étroite. Le donjon quadrangulaire, élément le mieux conservé, mesure 10,70 mètres de côté et s’élevait probablement sur cinq niveaux, avec des meurtrières, des latrines en encorbellement et des fenêtres à coussièges.

Le château était initialement protégé par un pont-levis et des douves sèches, séparant la haute-cour de la basse-cour. Le logis seigneurial, aujourd’hui disparu, occupait les étages supérieurs du donjon, chauffés par des cheminées et éclairés par de petites fenêtres. Les escaliers en bois assuraient la communication entre les niveaux, et la porte d’entrée, située au premier étage, était accessible par un pont-levis, une disposition archaïque rappelant les constructions romanes. Selon les analyses, la modénature des baies et des cheminées correspond aux usages de la seconde moitié du XIVe siècle.

Le château est attribué à Jean de Montbourcher, sénéchal du Limousin pour Charles de Blois, qui en était propriétaire entre 1330 et 1370. Plus tard, Bertrand II de Montbourcher, chambellan du duc Jean V de Bretagne, aurait restauré le château, alors en ruines en 1429. La forteresse, de second rang, faisait partie de la ligne de défense des marches orientales de Bretagne, entre Dol et Saint-Aubin-du-Cormier. Pendant les guerres de la Ligue, en 1590, le château, tenu par les Ligueurs, fut assiégé, pillé et démantelé par une ordonnance de 1595, avant d’être abandonné. Les ruines, aujourd’hui couvertes par une forêt, sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 8 août 1995.

Le site, bien que peu connu, présente un intérêt architectural et historique majeur. Il témoigne des techniques de fortification médiévales et des conflits qui ont marqué la Bretagne à la fin du Moyen Âge. Les vestiges incluent les bases des tours, les levées de terre et les douves, protégés par arrêté ministériel. Une mise en valeur serait nécessaire pour préserver et faire découvrir ce patrimoine.

La localisation du château, sur une éminence rocheuse, offre un point de vue stratégique sur la vallée du Haut Montay. Le terrain, aujourd’hui boisé, conserve les traces des fossés et des remparts, permettant de reconstituer partiellement l’organisation défensive du site. L’accès originel, venant de l’ouest, contournait l’ensemble par le nord, franchissant les fossés de la basse-cour avant d’atteindre le pont-levis menant à la haute-cour.

Liens externes

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