Construction du donjon roman XIIe siècle (≈ 1250)
Donjon à contreforts plats, remanié plus tard.
1345
Prise de Bergerac par les Anglais
Prise de Bergerac par les Anglais 1345 (≈ 1345)
Jean de Galard capturé, Miremont résiste trois jours.
1373
Prise anglaise et donation à Héliot Buada
Prise anglaise et donation à Héliot Buada 1373 (≈ 1373)
Château cédé par le duc de Lancastre.
XIVe siècle
Rénovations défensives
Rénovations défensives XIVe siècle (≈ 1450)
Parts ouest et sud refaites, double enceinte.
1971
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1971 (≈ 1971)
Inscription des ruines à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Miremont (ruines) (cad. AE 96, 97) : inscription par arrêté du 18 mai 1971
Personnages clés
Jean de Galard - Baron de Limeuil et Miremont
Capturé en 1345, seigneur du château.
Henry de Grosmont - Comte de Derby
Ordonna la réparation des remparts.
Héliot Buada - Capitaine de Bergerac
Reçut Miremont en 1373 des Anglais.
Origine et histoire
Le château de Miremont, situé en Dordogne sur la commune de Mauzens-et-Miremont, est un édifice fortifié dont les origines remontent au moins au XIIe siècle, avec des remaniements majeurs au XIVe siècle. Il occupait une position stratégique sur un éperon rocheux, dominant les vallées du Manaurie et du Brungidou, ainsi que le bourg castral de Miremont. Son nom, Miremont (du verbe mirer, regarder), reflète cette position panoramique qui en faisait un point de surveillance clé dans la région.
Pendant la guerre de Cent Ans, le château joua un rôle militaire important. Après la prise de Bergerac par les Anglais en 1345, la seigneurie de Limeuil — dont dépendait Miremont — fut occupée par des garnisons anglaises. Jean de Galard, baron de Limeuil et Miremont, fut capturé, et ses places fortes tombèrent successivement. Selon Froissart, Miremont résista trois jours aux assauts anglais avant de capituler. Le château changea plusieurs fois de mains entre Français et Anglais : le comte de Derby, Henry de Grosmont, ordonna même la réparation et l’achèvement de ses remparts pour en renforcer la défense. En 1373, les Anglais s’en emparèrent à nouveau et le confèrent à Héliot Buada, capitaine de Bergerac, sur ordre du duc de Lancastre.
L’architecture du château révèle des traces de différentes époques. Le donjon roman du XIIe siècle, doté de contreforts plats, fut remanié à la Renaissance, tandis que certains murs présentent un appareil en arête-de-poisson, technique caractéristique du XIe ou XIIe siècle. Les parties ouest et sud furent reconstruites au XIVe siècle, reflétant les adaptations défensives liées aux conflits. Le plan général, en quadrilatère irrégulier, était protégé par une double enceinte fortifiée de tours carrées, un pont-levis, et un système de terrasses défensives. À l’intérieur, des bâtiments adossés aux murailles délimitaient une vaste esplanade.
La châtellenie de Miremont englobait plusieurs paroisses environnantes, dont Mauzens, Savignac-de-Miremont et Fleurac, soulignant son importance administrative et stratégique. La Révolution française acheva de ruiner l’édifice, dont les vestiges furent classés Monument Historique en 1971. Aujourd’hui, les ruines offrent un aperçu des techniques militaires médiévales et des enjeux territoriaux de la Dordogne pendant la guerre de Cent Ans.
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