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Ruines du château de Miremont à Mauzens-et-Miremont en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Forteresse

Ruines du château de Miremont

    D47
    24260 Mauzens-et-Miremont
Propriété privée
Forteresse de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Ruines du château de Miremont
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
XIIe siècle
Construction du donjon roman
1345
Prise de Bergerac par les Anglais
1373
Prise anglaise et donation à Héliot Buada
XIVe siècle
Rénovations défensives
1971
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Miremont (ruines) (cad. AE 96, 97) : inscription par arrêté du 18 mai 1971

Personnages clés

Jean de Galard - Baron de Limeuil et Miremont Capturé en 1345, seigneur du château.
Henry de Grosmont - Comte de Derby Ordonna la réparation des remparts.
Héliot Buada - Capitaine de Bergerac Reçut Miremont en 1373 des Anglais.

Origine et histoire

Le château de Miremont, situé en Dordogne sur la commune de Mauzens-et-Miremont, est un édifice fortifié dont les origines remontent au moins au XIIe siècle, avec des remaniements majeurs au XIVe siècle. Il occupait une position stratégique sur un éperon rocheux, dominant les vallées du Manaurie et du Brungidou, ainsi que le bourg castral de Miremont. Son nom, Miremont (du verbe mirer, regarder), reflète cette position panoramique qui en faisait un point de surveillance clé dans la région.

Pendant la guerre de Cent Ans, le château joua un rôle militaire important. Après la prise de Bergerac par les Anglais en 1345, la seigneurie de Limeuil — dont dépendait Miremont — fut occupée par des garnisons anglaises. Jean de Galard, baron de Limeuil et Miremont, fut capturé, et ses places fortes tombèrent successivement. Selon Froissart, Miremont résista trois jours aux assauts anglais avant de capituler. Le château changea plusieurs fois de mains entre Français et Anglais : le comte de Derby, Henry de Grosmont, ordonna même la réparation et l’achèvement de ses remparts pour en renforcer la défense. En 1373, les Anglais s’en emparèrent à nouveau et le confèrent à Héliot Buada, capitaine de Bergerac, sur ordre du duc de Lancastre.

L’architecture du château révèle des traces de différentes époques. Le donjon roman du XIIe siècle, doté de contreforts plats, fut remanié à la Renaissance, tandis que certains murs présentent un appareil en arête-de-poisson, technique caractéristique du XIe ou XIIe siècle. Les parties ouest et sud furent reconstruites au XIVe siècle, reflétant les adaptations défensives liées aux conflits. Le plan général, en quadrilatère irrégulier, était protégé par une double enceinte fortifiée de tours carrées, un pont-levis, et un système de terrasses défensives. À l’intérieur, des bâtiments adossés aux murailles délimitaient une vaste esplanade.

La châtellenie de Miremont englobait plusieurs paroisses environnantes, dont Mauzens, Savignac-de-Miremont et Fleurac, soulignant son importance administrative et stratégique. La Révolution française acheva de ruiner l’édifice, dont les vestiges furent classés Monument Historique en 1971. Aujourd’hui, les ruines offrent un aperçu des techniques militaires médiévales et des enjeux territoriaux de la Dordogne pendant la guerre de Cent Ans.

Liens externes