Frise chronologique
XIe siècle
Première fortification en bois
Première fortification en bois
XIe siècle (≈ 1150)
Site occupé par une palissade primitive
1357 (XIVe siècle)
Construction du château en pierre
Construction du château en pierre
1357 (XIVe siècle) (≈ 1450)
Remplace les structures en bois précédentes
XVe siècle
Modification du plan
Modification du plan
XVe siècle (≈ 1550)
Réduction de la superficie, hauteur augmentée
1732
Abandon attesté
Abandon attesté
1732 (≈ 1732)
Bâtiments déclarés inhabitables
1889
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle des ruines
1968
Rachat par une association
Rachat par une association
1968 (≈ 1968)
Début des restaurations
1989
Sauvetage par un couple
Sauvetage par un couple
1989 (≈ 1989)
Rénovation malgré l’absence d’aides
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Jean de Brachet - Seigneur de Montaigut |
Un des premiers occupants connus |
| Georges de Villequier - Gouverneur de la Marche |
Occupant notable du château |
| Pierre de Cessac - Président de société archéologique |
Signale le pillage du château (1866) |
| Baron Louis de Corbier - Historien local |
Retrouve un procès-verbal de 1732 |
Origine et histoire
Le château de Montaigut-le-Blanc, situé dans le département du Puy-de-Dôme (région Auvergne-Rhône-Alpes), trouve ses origines au XIe siècle avec une première fortification en bois. Cependant, c’est au XIVe siècle (1357) que le château en pierre actuel fut construit, remplaçant les structures antérieures. Il servait alors de garnison militaire, de refuge pour les paysans locaux et d’étape pour les marchands, reflétant les besoins de sécurité d’une époque marquée par l’insécurité des campagnes médiévales. Ses occupants notables incluent Jean de Brachet, l’un des premiers seigneurs de Montaigut, et Georges de Villequier, gouverneur de la Marche.
Dès le XVIIIe siècle (1732), un procès-verbal atteste que « la plus grande partie des bâtiments est inhabitable », marquant le début d’un abandon prolongé. Au XIXe siècle (1866), le comte Pierre de Cessac constate que « Montaigut est devenu une carrière », illustrant le pillage de ses pierres pour d’autres constructions, comme le hameau de la Croix du Bois. Malgré cela, des vestiges significatifs subsistent, dont une courtine flanquée de tours à l’est et une grande cour intérieure, témoignages de son plan quadrilatère originel du XIVe siècle, modifié au XVe siècle pour réduire sa superficie et augmenter sa hauteur (20 mètres).
Classé Monument historique dès 1889, le château doit sa survie à des initiatives privées. En 1968, l’association des Amis du château de Montaigut en devient propriétaire et lance des restaurations, suivies en 1989 par un couple qui rachète le site malgré le refus d’une aide étatique. Le logis seigneurial (partie nord-ouest) est aujourd’hui restauré, tandis que les alentours, préservés sur 1,3 hectare, offrent une immersion dans le Moyen Âge. Son architecture combine un donjon rond du XIIIe siècle, intégré plus tard dans un corps de logis fortifié, et des douves sèches encerclant l’édifice.
Stratégiquement placé sur une motte castrale à 505 mètres d’altitude, le château contrôlait la vallée de la Gartempe. Un dicton local, « Montaigut-le-Blanc, qui le voit n’est pas dedans ! », souligne son caractère imposant et isolé. Son environnement, composé d’un taillis de hêtres au nord et du hameau du Grand-Montaigut au sud, complète ce paysage historique. Les fouilles et restaurations ont permis de révéler des éléments comme un pont-levis (dont le fossé fut comblé) et une terrasse offrant une vue panoramique sur la région.