Ruines du château fort à Montaigut-le-Blanc dans le Puy-de-Dôme
Ruines du château fort
63320 Montaigut-le-Blanc
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
…
1900
2000
XIe siècle
Premières fortifications
Premières fortifications XIe siècle (≈ 1150)
Construction d'un premier lieu fortifié en bois.
XIVe siècle
Construction du château
Construction du château XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du château en pierre en 1357.
XVe siècle
Modification de la structure
Modification de la structure XVe siècle (≈ 1550)
Réduction de la superficie et augmentation de la hauteur.
1926
Classement historique
Classement historique 1926 (≈ 1926)
Inscription aux Monuments historiques.
1968
Début des restaurations
Début des restaurations 1968 (≈ 1968)
Lancement des opérations de restauration par l'association des Amis du château.
1989
Sauvetage du château
Sauvetage du château 1989 (≈ 1989)
Achats du site par un couple et engagement de travaux importants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Jean de Brachet
Occupant notable du château.
Georges de Villequier
Occupant notable du château.
Pierre de Cessac
Comte ayant constaté la dégradation du château en 1866.
Origine et histoire
Le château de Montaigut‑le‑Blanc se dresse au lieu‑dit Le Grand Montaigut, sur la commune de Montaigut‑le‑Blanc (Creuse, Nouvelle‑Aquitaine). Berceau de la famille des Montaigut, il succède à un premier lieu fortifié en bois existant dès le XIe siècle ; le château en pierre visible aujourd'hui a été édifié au XIVe siècle (1357). Parmi ses occupants notables figurent Jean de Brachet et Georges de Villequier. Dès sa construction, il abritait une garnison, servait de halte pour les marchands et de refuge pour les paysans. Les matériaux du château ont dû être réutilisés pour la construction du hameau de la Croix du Bois. L'édifice a connu l'abandon : un procès‑verbal de 1732 affirme que la plus grande partie des bâtiments était inhabitable, et en 1866 le comte Pierre de Cessac constatait que « Montaigut est devenu une carrière », laissant le château longtemps dégradé. L'association des Amis du château, propriétaire depuis 1968, lança une vaste opération de restauration ; la partie nord‑ouest, correspondant au logis seigneurial, a été restaurée. Le sauvetage fut concrétisé en 1989 par l'achat du site par un couple qui engagea d'importants travaux malgré le refus d'une aide de l'État. Il est inscrit aux Monuments historiques depuis 1926. À sa construction en pierre, son plan formait un quadrilatère flanqué de quatre tourelles faisant office de contreforts ; il conserve des restes de courtine et plusieurs tours à l'est ainsi qu'une grande cour intérieure. Selon le Dr Janicaud, la forteresse a évolué depuis des palissades au XIe siècle et des courtines crénelées au XIIe, avec un donjon qui devient d'abord rectangulaire puis rond, avant de se fondre au XIVe siècle dans le corps de logis pour former un grand bâtiment fortifié ; au XVe siècle la superficie fut réduite tandis que la hauteur augmentait. Son sommet culmine à vingt mètres. Établi sur une motte castrale à 505 mètres d'altitude, le château domine la région et contrôle notamment la vallée de la Gartempe au nord‑est ; depuis la terrasse du donjon s'offre une vue panoramique sur les alentours. Le domaine ancien entourant le château est réduit à environ 1,3 hectare ; un taillis de hêtres a été laissé sur les pentes nord les plus escarpées, tandis que le hameau de Grand‑Montaigut s'est installé au sud, sur le côté le plus doux et ensoleillé de la colline. Une douve sèche circulaire entoure l'édifice et le fossé a été comblé face au hameau pour faciliter l'accès au pont‑levis. Un dicton local souligne : « Montaigut‑le‑Blanc, qui le voit n'est pas dedans ! »