Crédit photo : Gerard from Tarbes, France - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1189
Première mention écrite
Première mention écrite 1189 (≈ 1189)
Charte de l’abbaye de Roncevaux fondant un hôpital.
1569
Incendie par le baron de Sénégas
Incendie par le baron de Sénégas 1569 (≈ 1569)
Destruction partielle pendant les guerres de Religion.
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction des logis
Reconstruction des logis XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Ajout des corps de bâtiment actuels.
30 avril 1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 avril 1925 (≈ 1925)
Protection officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Ruthie : inscription par arrêté du 30 avril 1925
Personnages clés
Baron de Sénégas - Chef militaire protestant
Responsable de l’incendie en 1569.
Montgomery - Chef protestant (guerres de Religion)
Commanditaire de l’attaque sur le pays de Soule.
Origine et histoire
Le château de Ruthie est mentionné pour la première fois en 1189 dans une charte de l’abbaye de Roncevaux, qui y établit un hôpital pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce site, situé sur une voie de passage majeure, reflétait alors l’importance des infrastructures d’accueil pour les voyageurs et malades dans le sud-ouest de la France médiévale. L’hôpital, lié à la spiritualité et à la charité monastique, marquait aussi le rôle stratégique d’Aussurucq dans les échanges transpyrénéens.
En 1569, pendant les guerres de Religion, le baron de Sénégas — agissant sous les ordres du chef protestant Montgomery — incendia une grande partie des maisons nobles du pays de Soule, dont probablement des éléments du château. Cet épisode illustre les violences qui frappèrent la région, nécessitant une reconstruction partielle des édifices. Les tours actuelles, datées du XVe siècle, pourraient être des vestiges de cette période troublée, tandis que les corps de logis furent rebâtis aux XVIIe et XVIIIe siècles.
L’architecture actuelle du château combine deux ailes résidentielles des XVIIe-XVIIIe siècles, encadrées par les tours médiévales. À l’intérieur, des lambris de chêne du XVIIIe siècle, ornés de moulures en plâtre, et une cheminée monumentale de la même époque témoignent du raffinement des aménagements post-Renaissance. Ces éléments, protégés depuis 1925 par une inscription aux Monuments Historiques, soulignent la transition entre forteresse défensive et demeure seigneuriale.
Le château, aujourd’hui propriété de la commune d’Aussurucq, conserve une localisation approximative (précision cartographique jugée « a priori satisfaisante »). Son histoire reflète les mutations politiques et sociales du pays de Soule, entre pèlerinages médiévaux, conflits religieux et adaptation aux usages résidentiels des Temps Modernes. Les sources disponibles (Monumentum, base Mérimée) confirment son statut de monument emblématique de la Nouvelle-Aquitaine.
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