Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Abbaye de Sablonceaux en Charente-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye
Eglise romane et gothique
Charente-Maritime

Abbaye de Sablonceaux

    L'Abbaye de Sablonceaux
    17600 Sablonceaux

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1136
Fondation de l'abbaye
XIVe siècle
Reconstruction du chœur
1568
Pillage par les protestants
1633
Réforme de la communauté
1791
Vente comme bien national
1962-1983
Restauration de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume X - Duc d'Aquitaine et fondateur Offrit terres et protection à l'abbaye en 1136.
Geoffroy de Lauroux - Premier abbé et évêque de Bordeaux Nommé par Bernard de Clairvaux pour guider l'abbaye.
Henri d'Escoubleau de Sourdis - Archevêque de Bordeaux et abbé commendataire Réforma la communauté en 1633, chassant les moines.
André Malraux - Ministre de la Culture Lança la restauration de l'église en 1962.
Charles Le Moine - Acquéreur révolutionnaire Acheta l'abbaye en 1791 et la démolit partiellement.
Paule Cornardeau - Fondatrice de l'orphelinat Transforma l'abbaye en refuge pour enfants en 1940.

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame de Sablonceaux fut fondée en 1136 par Guillaume X, duc d’Aquitaine, pour expier son soutien à l’antipape Anaclet II. Influencé par Bernard de Clairvaux et son émissaire Geoffroy de Lauroux, il offrit des terres étendues pour assurer sa subsistance. L’abbaye, placée sous la règle de Saint-Augustin, prospéra rapidement grâce à la protection ducale et épiscopale, devenant un puissant propriétaire foncier, gérant forêts, exploitations agricoles et marais salants.

Au XIVe siècle, les rivalités franco-anglaises et les guerres de Religion perturbèrent la région. L’abbaye fut pillée et incendiée à plusieurs reprises, notamment en 1568 par les troupes protestantes. Après ces troubles, elle connut une décadence morale sous le régime de la commende, jusqu’à ce que l’archevêque de Bordeaux, Henri d’Escoubleau de Sourdis, ne renvoie tous les moines en 1633 pour restaurer la discipline.

Vendue comme bien national pendant la Révolution, l’abbaye fut partiellement démolie et transformée en carrière de pierre. Au XIXe siècle, elle servit de centre de santé, d’orphelinat, puis de laiterie. Sa restauration débuta en 1962 sous l’impulsion d’André Malraux. Rachatée par le diocèse de La Rochelle en 1987, elle abrite aujourd’hui la communauté du Chemin Neuf, mêlant vie spirituelle, accueil touristique et activités culturelles.

L’église abbatiale, initialement romane avec trois coupoles, fut remodelée après les destructions des guerres. Le chœur gothique, le clocher inachevé et le retable baroque du XVIIIe siècle témoignent de son évolution architecturale. Le logis abbatial, la salle capitulaire et le grenier à grain, partiellement restaurés, complètent cet ensemble classé monument historique.

L’abbaye est aussi marquée par des éléments insolites, comme le noyer d’Amérique planté vers 1880, classé arbre remarquable, ou le portail de Bourgogne de 1788, dont les écussons furent modifiés pendant la Révolution. Aujourd’hui, elle allie prière quotidienne, visites guidées et ateliers artisanaux, perpétuant son rôle culturel et spirituel.

Liens externes