Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment subsistant comprenant la salle capitulaire et le chauffoir (cad. A 110) : classement par arrêté du 17 septembre 1969 - Le bâtiment de l'hôpital, ainsi que la cour et le jardin (cad. ZE 29, 30) : inscription par arrêté du 3 décembre 2001
Personnages clés
Gilbert de Neuffonts - Fondateur et saint patron
Créa l'abbaye en 1152 après une croisade.
Jacques-Antoine de Combes des Morelles - Acquéreur révolutionnaire
Acheta l'abbaye comme bien national en 1791.
Origine et histoire
L'abbaye Saint-Gilbert de Neuffontaines fut fondée en 1152 par Gilbert de Neuffonts, de retour de croisade, sur la commune de Saint-Didier-la-Forêt (Allier). Ce saint, patron du Bourbonnais, y établit un monastère d'hommes et une léproserie sous l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré. Gilbert y fut enterré, devenant rapidement un objet de vénération. L'abbaye, organisée autour d'un quadrilatère de 900 m2 avec une église en croix latine, un clocher crénelé et des bâtiments conventuels, joua aussi un rôle judiciaire.
Pendant la Révolution, l'abbaye fut vendue comme bien national le 13 avril 1791 pour 132 100 livres à Jacques-Antoine de Combes des Morelles, un notable local. Transformée en exploitation agricole, elle subit des démolitions partielles vers 1850 (église, hôtellerie) et se dégrada jusqu'en 1950. Rachat et restauration débutèrent alors, avec une réhabilitation progressive à partir de 1960. Aujourd'hui, le site accueille des réceptions et des chambres d'hôtes en visite libre.
Les bâtiments subsistants, classés ou inscrits aux Monuments Historiques (1969 et 2001), illustrent l'architecture romane cistercienne. Le bâtiment est, abritant la salle capitulaire (voûtée de croisées d'ogives) et le chauffoir (voûté d'arêtes), date du XIIe siècle. À l'ouest, l'ancien hôpital conserve son dortoir à l'étage. Le logis abbatial, construit en 1779 hors de l'enceinte, complète l'ensemble. Des chapiteaux de l'église sont conservés au musée de Moulins.
L'abbaye connut plusieurs phases de transformation : réaménagement des cellules au XVIIIe siècle, écroulement de la flèche du clocher en 1612, et partition entre deux propriétaires au XIXe siècle (cadastre de 1839). Les restaurations modernes ont permis de préserver deux bâtiments médiévaux reliés par un passage couvert, ainsi que le logis du XVIIIe siècle, aujourd'hui en excellent état.
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