Remplacement des matériaux 1852 (≈ 1852)
Tuffeau remplace la pierre de Crazannes.
1856
Fin du gros œuvre
Fin du gros œuvre 1856 (≈ 1856)
Stabilisation de la structure.
1857
Installation de l'horloge
Installation de l'horloge 1857 (≈ 1857)
Sur le clocher surélevé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Théodore Nau - Architecte initial
Conçoit l'église en 1840-1841.
Mortier - Architecte successeur
Stabilise la tour après 1841.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Savenay, située dans la commune éponyme en Pays de la Loire, remplace un édifice du XVe siècle lui-même construit sur un lieu de culte du Xe siècle dédié à Saint Martin de Tours. Sa construction, lancée en 1840 sous la direction de l'architecte Théodore Nau, fut motivée par la volonté de la municipalité de disposer d'un monument digne du statut de sous-préfecture de Savenay. L'orientation inhabituelle du chœur vers l'ouest, ainsi que des problèmes structurels majeurs (arcades décintrées, piliers en maçonnerie au lieu de pierre de Crazannes, bois non payé), conduisirent à l'abandon du chantier par l'entrepreneur, laissant l'édifice inachevé.
En mai 1841, un coup de vent détruisit les murs nord et sud de la nef, nécessitant une reconstruction coûteuse financée par la taxe de l'octroi. L'église fut livrée au culte en novembre 1841, mais resta inachevée. L'architecte Mortier prit ensuite le relais pour stabiliser la tour, démolie et reconstruite en trois phases. Des problèmes persistants, comme la menace d'effondrement de la charpente en 1848, conduisirent à remplacer la pierre de Crazannes par du tuffeau de Vendée en 1852, et à surélever le clocher de 3 mètres. Le gros œuvre fut finalement terminé en 1856, suivi de l'installation d'une horloge en 1857.
La consécration officielle de l'église eut lieu en mai 1844, marquant la fin d'une décennie de travaux marqués par des défis techniques et financiers. Le style néo-Renaissance de l'édifice, combiné à son clocher à faux-bulbe, en fait un exemple singulier du patrimoine religieux du XIXe siècle en Loire-Atlantique. Les vicissitudes de sa construction reflètent les ambitions municipales et les contraintes matérielles de l'époque.
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