Ordonnance épiscopale 28 septembre 1678 (≈ 1678)
Transfert du statut paroissial
1856
Transfert du cimetière
Transfert du cimetière 1856 (≈ 1856)
Porche pyramidal conservé
1866
Agrandissement par Ozanne
Agrandissement par Ozanne 1866 (≈ 1866)
Ajout de vitraux et fausse voûte
1985
Restauration complète
Restauration complète 1985 (≈ 1985)
Découverte de culots et ouvertures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Alexandre Ozanne - Architecte départemental
A dirigé l’agrandissement de 1866
Brigitte Nogaro - Artiste verrier
A créé les vitraux en 1985
Archevêque de Bordeaux (1678) - Autorité religieuse
Ordonna le transfert paroissial
Origine et histoire
L’église Saint-Michel de Saint-Paul-en-Born, située dans les Landes en Nouvelle-Aquitaine, date des XIIIe ou XIVe siècles. À l’origine simple chapelle du quartier de Paynsas, elle devint l’église paroissiale en 1678 par ordonnance épiscopale, remplaçant l’ancienne église de Saint-Paul-le-Vieux, menacée par les inondations de l’étang d’Aureilhan. Son architecture mêle garluche et pierre de taille, avec un porche pyramidal issu de l’ancien cimetière adjacent jusqu’en 1856.
L’édifice, initialement roman, connut des transformations majeures. En 1626, une description révèle un chœur voûté séparé de la nef par un balustre incomplet, ainsi que des chapelles latérales et un clocher aiguille déjà en place. La nef, effondrée à une date indéterminée, fut reconstruite avec une charpente de chêne par les habitants. Des traces de la voûte originelle subsistent au-dessus de la porte d’entrée.
En 1866, l’architecte Alexandre Ozanne agrandit l’église et y ajoute des éléments néogothiques : une fausse voûte en plâtre, des vitraux dédiés à saint Paul et saint Clair (patrons de la paroisse), et un dallage en carreaux de Bordeaux. Les restaurations de 1985, menées par la commune et une association locale, révélèrent des ouvertures murées, des contreforts primitifs dans les chapelles latérales, et six culots peints dans le chœur, témoins des métamorphoses de l’édifice.
L’église actuelle remplaça en 1678 celle de Saint-Paul-le-Vieux, située dans un marais inondable près de l’étang d’Aureilhan. Une ordonnance archiépiscopale acta ce transfert après une enquête révélant l’état de délabrement du vieux bourg, où l’office ne pouvait plus être célébré décentment. Ce site, nommé Sanctus Paulus de Frontinhaco en 1398, tirrait son nom d’un propriétaire gallo-romain.
Une chapelle des chevaliers de Malte, dédiée à saint Jean, existait également à 5 km au sud, au quartier de Leych. Attestée en 1760 lors de travaux (charpente refaite, murs blanchis), elle servait probablement d’étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la voie de Soulac. Disparue vers 1840-1850, elle illustre le réseau religieux médiéval local.
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