Désaffectation du cimetière 1801-1900 (≈ 1851)
Ancien cimetière transformé en parc.
7 avril 1952
Classement monument historique
Classement monument historique 7 avril 1952 (≈ 1952)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix discoïdale, sur le pilier d'entrée, côté gauche, de l'ancien cimetière (cad. A 947) : inscription par arrêté du 7 avril 1952
Origine et histoire
La croix discoïdale de Saint-Paulet est une stèle médiévale située dans le département de l'Aude, en Nouvelle-Aquitaine (aujourd'hui Occitanie). Elle se trouve à l'entrée d'un ancien cimetière désaffecté au XIXe siècle, devenu une annexe du parc du château local. Cette croix, de type anthropoïde à épaulement, est taillée dans un seul bloc de pierre. Elle présente une base à fort empattement, surmontée d'un épaulement et d'un disque orné de croix grecques en réserve. Une seconde croix, plus petite, est gravée au niveau de l'épaulement, tandis que la face ouest arbore une croix à douze branches pommetées, dérivée de la croix de Toulouse.
L'aire de répartition de ces stèles semble limitée au nord du Lauragais, une région historique du Languedoc. La croix a été érigée sur l'un des piliers conservés de l'ancienne entrée du cimetière, tandis qu'une stèle similaire, taillée spécialement, a été placée sur l'autre pilier pour symétrie. Bien que son époque exacte de construction reste inconnue, elle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 7 avril 1952, soulignant son importance patrimoniale.
Le monument illustre les traditions funéraires médiévales du Lauragais, où les stèles discoïdales servaient souvent de marqueurs dans les cimetières. Ces croix, associées à des symboles chrétiens comme la croix de Toulouse, reflètent l'influence religieuse et culturelle de la région. Leur présence dans les anciens cimetières témoigne de leur rôle dans les pratiques commémoratives locales, bien que peu de documents écrits permettent d'en préciser l'usage exact ou les commanditaires.