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Château de la Lande à Rocles dans l'Allier

Allier

Château de la Lande

    Le Château de Lalande
    03240 Rocles

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction du donjon
1538
Mariage de Jeanne de La Souche
XVIIe siècle
Acquisition par les de Dreüille
XIXe siècle
Ajout du pavillon et chapelle
3 décembre 2001
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité, y compris ses cheminées monumentales, ses pièces avec leurs boiseries, le parc avec ses douves, la clôture, la chapelle et les communs (cad. ZP 9) : inscription par arrêté du 3 décembre 2001

Personnages clés

Jeanne (ou Anne) de La Souche - Propriétaire au XVIe siècle Transmet le château par mariage en 1538.
Jacques d'Aubigny - Époux de Jeanne de La Souche Devient propriétaire en 1538.
Famille de Lichy - Propriétaires aux XVIIIe-XIXe siècles Ajoute pavillon et chapelle néogothique.
René Moreau - Architecte au XIXe siècle Conçoit la chapelle néogothique.

Origine et histoire

Le château de la Lande, situé à Rocles dans l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), est un édifice médiéval du XVe siècle, bien que son donjon quadrangulaire remonte au XIIIe siècle. Il se distingue par ses douves asséchées, ses hourds en bois et ses mâchicoulis, ainsi qu’une tour circulaire coiffée d’un toit conique. À la fin du Moyen Âge, il appartenait à la famille de La Souche, puis passa par mariage à Jacques d’Aubigny en 1538. Au XVIIe siècle, il fut acquis par la famille de Dreüille, avant d’être transmis aux de Lichy au XVIIIe siècle, qui le conservèrent pendant deux siècles.

Au XIXe siècle, les de Lichy ajoutèrent un pavillon à deux niveaux et une chapelle néogothique, conçue par l’architecte René Moreau. Le château, entouré d’un parc, présente aussi une tour rectangulaire et des dispositifs défensifs originaux, comme une galerie de contremine. Inscrit aux monuments historiques depuis le 3 décembre 2001, il incarne l’architecture castrale bourbonnaise, mêlant éléments médiévaux et ajouts ultérieurs. Certains historiens évoquent une possible origine de commanderie, bien que cette hypothèse reste débattue.

Le site comprend également des communs, une clôture et des cheminées monumentales, protégés par l’arrêté d’inscription. Aujourd’hui propriété privée, le château illustre l’évolution des forteresses médiévales en résidences seigneuriales, tout en conservant des traces de ses fonctions défensives d’origine. Son donjon, couronné de hourds, et sa chapelle néogothique en font un témoignage architectural remarquable de la région.

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