Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Nointel dans l'Oise

Oise

Château de Nointel


    Nointel

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1218
Construction de la première forteresse
1358
Démantèlement pendant la guerre de Cent Ans
1610
Château Renaissance par François Ollier
1671
Achat par Louis Béchameil
1793
Prison sous la Révolution
1904-1910
Reconstruction du château actuel
1986
Acquisition par Renaud
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean de Nointel - Seigneur et fondateur Constructeur de la première forteresse (1218).
Louis Béchameil - Surintendant de Louis XIV Propriétaire en 1671, embellit jardins et château.
André Le Nôtre - Paysagiste royal Concepteur des jardins (boulingrins, parterres).
Jean-Baptiste Biot - Physicien et maire de Nointel Y vécut au XIXe siècle, travaux scientifiques majeurs.
Comtesse Aubernon de Neville - Reconstructrice du château (1904-1910) Style XVIIe, 4 tours et 111 fenêtres.
Renaud (Renaud Siry) - Chanteur et propriétaire depuis 1986 Fonda le musée de l’Auto Miniature.

Origine et histoire

Le château de Nointel, situé dans l’Oise, a connu quatre constructions successives sur le même site depuis 1218. La première forteresse, édifiée par Jean de Nointel, fut démantelée en 1358 pendant la guerre de Cent Ans. En 1454, Marie de Riencourt y fit construire un château fort, suivi en 1610 par un édifice somptueux en pierres et briques, dessiné dans le goût du XVIIe siècle, avec des jardins attribués à Le Nôtre. Ce château, fréquenté par Louis XIII, fut vendu en 1671 à Louis Béchameil, surintendant de Louis XIV, qui embellit les jardins et y mourut en 1703.

Au XVIIIe siècle, le domaine passa au prince de Condé, puis fut séquestré pendant la Révolution, servant de prison en 1793. Démoli en 1810, le château actuel fut reconstruit entre 1904 et 1910 par la comtesse Aubernon de Neville, conservant un style XVIIe avec quatre tours et 111 fenêtres. Le parc, partiellement préservé, inclut un bassin alimenté par une source historique. En 1986, le chanteur Renaud acquit le château, y installant le premier musée français de voitures miniatures et restaurant la chapelle Sainte-Giselle-Sainte-Rita en 2013.

Les jardins du Grand Siècle, conçus par Béchameil, étaient remarquables, avec des boulingrins inspirés de Saint-Cloud et une orangerie cachée. Une gravure de 1775, conservée à la BNF, atteste de leur disposition symétrique. L’église Saint-Vaast de Nointel, visible depuis les jardins, jouait un rôle central dans les perspectives, reflétant peut-être la piété de Béchameil. Les souterrains, creusés au XIVe siècle, reliaient le château à l’abbaye de Catenoy et servirent de prison sous la Révolution.

Le château abritait aussi des figures scientifiques, comme Jean-Baptiste Biot, maire de Nointel et physicien renommé (1774–1862), qui y vécut au début du XIXe siècle. Ses travaux sur les météorites, l’électromagnétisme et la polarisation de la lumière marquèrent l’histoire des sciences. Le domaine, morcelé en 1973, fut restauré par Renaud, qui y organisa des rassemblements de voitures anciennes, comme les DS Trophy et le DS Day en 2015.

Aujourd’hui, le château de Nointel allie patrimoine historique et passion automobile, avec plus de 5 000 modèles miniatures exposés. Son parc, classé parmi les jardins remarquables, et ses vestiges médiévaux en font un site unique en Hauts-de-France. La chapelle privée, dédiée à la mère de Renaud, témoigne de l’attachement familial à ce lieu chargé d’histoire.

Liens externes