Construction du château vers 1780 (≈ 1780)
Édifié par un membre des Le Palu.
1800
Repaire des chouans
Repaire des chouans 1800 (≈ 1800)
Utilisé par les chouans augerons.
1823
Acquisition par Valpinçon
Acquisition par Valpinçon 1823 (≈ 1823)
Vendu à Augustin René Pinson de Valpinçon.
1859-1870
Séjour d'Edgar Degas
Séjour d'Edgar Degas 1859-1870 (≈ 1865)
Peintre accueilli dans le château.
3 décembre 2010
Classement monument historique
Classement monument historique 3 décembre 2010 (≈ 2010)
Protection des façades et du parc.
2013
Mise en vente
Mise en vente 2013 (≈ 2013)
Proposé pour 7 millions d’euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du logis ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments composant le domaine, à l'exception de l'écurie nord et du lavoir ; le parc avec son parterre composé et l'ensemble de ses aménagements hydrauliques (cad. A 85, lieudit Les Drots, 87, lieudit Le Moulin, 94, 95 et 205, lieudit Le Bourg) : inscription par arrêté du 3 décembre 2010
Personnages clés
Famille Le Palu - Seigneurs et constructeurs
Propriétaires depuis le XVe siècle.
Augustin René Pinson de Valpinçon - Propriétaire et mécène
Accueillit Edgar Degas au XIXe.
Edgar Degas - Peintre invité
Y réalisa des œuvres entre 1859-1870.
Origine et histoire
Le château de Ménil-Hubert-en-Exmes est une demeure du XVIIIe siècle, édifiée vers 1780 par un membre de la famille Le Palu, seigneurs locaux. L’architecture, typique du règne de Louis XVI, s’accompagne d’un vaste domaine incluant un parc de 80 hectares (ou 1 hectare selon les sources), un lac artificiel, et des aménagements hydrauliques comme le bassin « la poire ». Le site reflète une économie domaniale autarcique, avec écuries, scierie, lavoir, et charretterie, majoritairement ajoutés au XIXe siècle.
Au XVe siècle, la seigneurie appartient déjà à la famille Le Palu. En 1800, le château devient un repère pour les chouans augerons, avant d’être acquis en 1823 par Augustin René Pinson de Valpinçon, négociant en toile. Ce dernier y accueille le peintre Edgar Degas entre 1859 et 1870 (ou pendant 30 ans selon une autre source). Degas y réalise des portraits et une toile représentant sa chambre, située au premier étage, tandis que son atelier, toujours visible, occupait un pavillon en briques.
Le domaine, marqué par des propriétaires successifs, est mis en vente en 2013 pour 7 millions d’euros. Ses façades, toitures, et aménagements hydrauliques sont protégés depuis le 3 décembre 2010 au titre des monuments historiques. Le site témoigne à la fois d’un patrimoine architectural préservé et d’un lien artistique notable, grâce à la présence de Degas et des Valpinçon.
Les éléments secondaires, comme les maisons du gardien et du régisseur, ou les serres, illustrent une organisation économique autonome. Le parc, redessiné sous les Valpinçon, intègre une futaie et un ancien potager. Malgré des incertitudes sur sa superficie exacte, son réseau hydraulique (bassin, lac) et ses fabriques en font un exemple remarquable de domaine rural normand des XVIIIe et XIXe siècles.
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