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Château de Pernan en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Château de Pernan

    1 Pernan
    17800 Avy

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1520
Création de la seigneurie
vers 1549
Construction du logis
1738
Changement de propriétaire
1785
Inventaire après décès
1794
Vente comme bien national
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François, sire de Pons - Seigneur local Cède la seigneurie en 1520.
Charles de La Cour - Premier seigneur de Pernan Reçoit la seigneurie en 1520.
Bénigne-Elisabeth de La Cour - Héritière du château Épouse Michel-Alexandre de Beaupoil en 1738.
André-Alexandre de Beaupoil - Dernier propriétaire avant 1794 Émigré, cause la saisie révolutionnaire.

Origine et histoire

Le château de Pernan, situé sur la commune d'Avy en Charente-Maritime, trouve ses origines au XVIe siècle, probablement sous le règne de François Ier. En 1520, François, sire de Pons, cède à Charles de La Cour des droits seigneuriaux sur les paroisses de Marignac et Avy, incluant des revenus et des droits de justice. Cette transaction marque la naissance de la seigneurie de Pernan, détenue ensuite par les descendants de Charles de La Cour, qui font construire le logis vers 1549. La famille conserve le domaine jusqu’en 1738, date à laquelle il passe par alliance aux Beaupoil de Saint-Aulaire.

En 1785, un inventaire après le décès de Bénigne-Elisabeth de La Cour révèle un intérieur richement décoré, avec des tapisseries d’Aubusson représentant des verdures et des personnages. La Révolution française entraîne la saisie du château en 1794, après l’émigration d’André-Alexandre de Beaupoil, fils aîné de l’héritière. Le domaine est alors vendu comme bien national. Le logis, peu modifié depuis sa construction, conserve des éléments Renaissance, comme un escalier à vis dans une tour polygonale et un second escalier desservant une chambre haute.

Le château s’organise autour d’une cour entourée de dépendances, autrefois accessible par un pavillon-porche aujourd’hui partiellement détruit. Un procès-verbal de 1794 mentionne des éléments disparus ou altérés, comme une petite tour flanquant le corps de bâtiment bas, une grande tour dans le prolongement des dépendances, et un pigeonnier seigneurial. Ces vestiges témoignent de l’importance passée de ce site, typique des logis nobles de la région sous l’Ancien Régime.

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