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Château de Bonnac dans le Tarn

Tarn

Château de Bonnac

    92 Bonac
    81470 Cuq-Toulza

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
23 juin 1625
Prise par les troupes royales
XVIe siècle
Première mention d’un sieur
1789
Changement de propriétaire
avant fin XVIIIe siècle
Reconstruction du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François Laurens - Seigneur de Bonnac Premier propriétaire attesté au XVIe siècle.
Henri II de Rohan - Chef protestant Mène les rébellions huguenotes en Languedoc.
Pons de Thémines - Maréchal de Louis XIII Commande la prise sanglante du château.
Jean Daguilhon-Manelphe - Propriétaire en 1789 Acquiert le domaine avant la Révolution.

Origine et histoire

Le château de Bonnac, situé à Cuq-Toulza dans le Tarn, est un ancien château-fort dont l’origine exacte reste inconnue. Dès le XVIe siècle, un certain François Laurens est mentionné comme sieur de Bonnac, mais aucune date de construction n’est attestée. L’édifice, probablement antérieur aux conflits religieux, devient un enjeu stratégique lors des rébellions huguenotes au début du XVIIe siècle.

En 1625, pendant les révoltes protestantes menées par Henri II de Rohan, le château est assiégé par le maréchal Pons de Thémines, commandant des troupes royales en Languedoc. Avec 3 000 hommes et deux canons, il prend d’assaut la forteresse, massacre les défenseurs protestants, et n’épargne qu’un seul survivant — contraint de pendre ses compagnons, y compris son père. L’édifice, incendié, est ensuite reconstruit avant la fin du XVIIIe siècle.

Architecturalement, le château se divise en deux parties : un corps de logis ancien à l’est, couvert de tuiles, et une extension néo-gothique à l’ouest, aux toits d’ardoise et aux tours stylisées. Cette dernière, inspirée des châteaux bavarois comme Neuschwanstein, contraste avec la sobriété de la partie originale. Au XVIIIe siècle, le domaine change de mains, passant notamment à Jean Daguilhon-Manelphe en 1789, puis à la famille Hiver de Las-Dèses vers 1910.

Le site, en bordure du Girou, illustre les transformations successives d’un monument médiéval en résidence aristocratique, tout en portant la mémoire des violences religieuses qui ont marqué la région. Aujourd’hui, son aspect hybride reflète à la fois son histoire tourmentée et les goûts architecturaux éclectiques de ses propriétaires ultérieurs.

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