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Château de Combefa dans le Tarn

Tarn

Château de Combefa

    6 Chemin du Château
    81640 Combefa

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1270
Construction du château
1434
Reprise par Charles VII
XIVe siècle
Guerre de Cent Ans
1490
Construction de la chapelle
début XVe siècle
Prise par Bernard VII d'Armagnac
1761
Abandon officiel
1769
Cité comme ruine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Bernard de Combret - Évêque d’Albi Commanditaire du château vers 1270.
Hugues d'Albert - Évêque d’Albi Nomma Elie des Monts gouverneur au XIVe.
Elie des Monts - Gouverneur du château Chargé de sa défense face aux Grandes compagnies.
Bernard VII d'Armagnac - Comte d'Armagnac S’empara du château au XVe siècle.
André de Ribes - Capitaine des Grandes compagnies Occupa le château pour les Anglais.
Louis Ier d’Amboise - Évêque d’Albi (1474–1503) Fit construire la chapelle en 1490.
Léopold-Charles de Choiseul - Archevêque d’Albi Obtint l’abandon du château en 1761.

Origine et histoire

Le château de Combefa, aussi appelé château épiscopal de Combefa, est une forteresse médiévale édifiée vers 1270 à la demande de Bernard de Combret, évêque d’Albi. Son objectif initial était de sécuriser la route entre Rodez et Toulouse. Propriété des évêques d’Albi, il servit aussi de résidence d’été pour ces prélats, avant de subir les tumultes de la guerre de Cent Ans.

Au XIVe siècle, face aux raids des Grandes compagnies, l’évêque Hugues d'Albert nomma Elie des Monts gouverneur pour défendre la forteresse. Cependant, au début du XVe siècle, le comte d'Armagnac Bernard VII s’en empara et le confia à André de Ribes, un capitaine des Grandes compagnies allié aux Anglais. En 1434, les troupes royales de Charles VII reprirent le château après un siège, permettant aux évêques d’Albi de le récupérer et de le rénover, notamment avec la construction d’une chapelle en 1490 par Louis Ier d’Amboise.

La mise au tombeau en calcaire polychrome de cette chapelle, aujourd’hui conservée à Monestiés, témoigne de son importance artistique. À partir du XVIIIe siècle, le château fut progressivement abandonné au profit du château du Petit Lude à Albi. En 1761, l’archevêque Léopold-Charles de Choiseul obtint l’autorisation de Louis XV de cesser son entretien et de réutiliser ses matériaux pour d’autres constructions. Huit ans plus tard, en 1769, le château était déjà cité comme une ruine.

Aujourd’hui, il n’en subsiste que des vestiges imposants, dont des tours partiellement arasées et des écuries en contrebas. Un plan d’ensemble et la mise au tombeau sont visibles dans la chapelle Saint-Jacques de Monestiés. Malgré des rumeurs locales évoquant un souterrain secret, aucune preuve de son existence n’a été trouvée à ce jour.

Le château illustre l’architecture défensive médiévale, avec son plan trapézoïdal et ses logis organisés autour d’une cour intérieure. Son histoire reflète les enjeux politiques et militaires de l’Occitanie entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, marquée par les conflits entre seigneurs locaux, évêques et pouvoir royal.

Liens externes