Construction du château fin des années 1780 (≈ 1780)
Édification du logis initial à la fin XVIIIe.
1870-1880
Travaux d'amélioration du domaine
Travaux d'amélioration du domaine 1870-1880 (≈ 1875)
Création réserve, écuries, orangerie et parc.
1889
Construction du réseau hydraulique
Construction du réseau hydraulique 1889 (≈ 1889)
Mise en place par Biot, Dutheil et Cie.
années 1960-1970
Abandon partiel du jardin
Abandon partiel du jardin années 1960-1970 (≈ 1965)
Transformation en exploitation agricole.
13 août 2012
Protection du monument
Protection du monument 13 août 2012 (≈ 2012)
Inscription des éléments clés à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des bâtiments du château, à savoir : le logis (cad. C 37) ; le bâtiment appelé « orangerie » (cad. C 39) ; les écuries (cad. C 47, 48) ; le chalet du régisseur (cad. C 33) ; les bâtiments de la réserve (cad. C 26, 27, 606 à 609) ; le mur de clôture bordant la route départementale n° 72 et les piliers de portails situés sur les parcelles C 47, 49, 35, 605, 611, 610, 601, 606, 27, 26) ; la rivière anglaise (cad. C 13) ; le réseau hydraulique, avec le sol des parcelles d'implantation correspondant au parc du château situé sur les parcelles C 39, 40, 605, 603, 604, 609, 601, 610, 611, 49 ; la mère-fontaine et sol de la parcelle AC 161 (Roussac); le réseau hydraulique situé sur les parcelles C 61, 66, 65, 214, 213, 212, 211, 208, 540, 201, 202, 196, 195, 279, 280, 281 (Saint-Junien-les-Combes) et AC 166, 164, 143, 144, 145, 162, 169, 161, 149 (Roussac) : inscription par arrêté du 13 août 2012
Personnages clés
Henri Nivet Jeune - Architecte paysagiste
Concepteur du parc mixte du château.
Biot, Dutheil et Cie - Ingénieurs hydrauliciens
Créateurs du réseau hydraulique en 1889.
Origine et histoire
Le château de Sannat est construit à la fin des années 1780, marquant son origine dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Ce monument, situé à Saint-Junien-les-Combes, incarne l’architecture résidentielle aristocratique de cette époque, avec un logis central et des dépendances organisées autour d’un domaine structuré. Les premières traces de son existence reflètent les goûts et les besoins d’une élite rurale en quête de confort et de représentation sociale.
À partir des années 1870-1880, le château connaît une phase majeure de transformation sous l’impulsion de nouveaux propriétaires. Ces travaux incluent la création d’une réserve au sud, la construction de communs (écuries à l’est et orangerie à l’ouest), ainsi que l’aménagement d’un réseau hydraulique complexe en 1889. Ce système, conçu par les ingénieurs Biot, Dutheil et Cie, comprend une mère-fontaine, des aqueducs, 18 regards, et trois puits maçonnés reliés par une galerie souterraine. Un réservoir, situé dans l’ancien potager, alimente en eau le château, la réserve et un bassin d’ornement.
Le parc du château, confié à l’architecte paysagiste Henri Nivet Jeune, illustre une transition stylistique entre le jardin paysager et le retour au jardin régulier. Le jardin mixte combine des tracés courbes irréguliers autour du château, placé au centre, et un parterre de gazon régulier avec un bassin d’ornement dans l’axe de la façade sud-ouest. Ce projet reflète les influences esthétiques du XIXe siècle, où nature et géométrie coexistent pour créer un cadre harmonieux.
Dans les années 1960-1970, le jardin paysager est progressivement abandonné au profit d’une exploitation agricole, marquant une évolution dans l’usage du domaine. Malgré cette transformation, le château et ses dépendances conservent des éléments protégés, tels que les façades, les toitures, les communs, le réseau hydraulique, et la rivière anglaise. Ces protections, officialisées par un arrêté du 13 août 2012, soulignent la valeur patrimoniale du site.
Le château de Sannat témoigne ainsi de plusieurs siècles d’histoire, depuis sa construction initiale jusqu’à ses adaptations aux besoins et aux goûts des XIXe et XXe siècles. Son architecture, ses aménagements paysagers et son système hydraulique en font un exemple remarquable du patrimoine rural français, alliant utilité, esthétique et innovation technique.