Première mention écrite 1476 (≈ 1476)
Attestation du « pont de Seychal » dans les terriers.
1654 et 1711
Réparations du pont-levis
Réparations du pont-levis 1654 et 1711 (≈ 1711)
Travaux sur la porte de Seychal et son corps-de-garde.
XVe-XVIIe siècle
Période de construction
Période de construction XVe-XVIIe siècle (≈ 1750)
Fourchette estimée par les arches en arc brisé.
1753, 1756, 1785
Campagnes de réparations
Campagnes de réparations 1753, 1756, 1785 (≈ 1785)
Entretien majeur du pont documenté.
13 juillet 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel.
Fin XIXe siècle
Élargissement du tablier
Élargissement du tablier Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Ajout d’un garde-corps métallique et crépi.
Années 1990-2000
Fermeture de l’usine Delaire
Fermeture de l’usine Delaire Années 1990-2000 (≈ 1995)
Fin des activités industrielles locales.
2003
Tournage des *Choristes*
Tournage des *Choristes* 2003 (≈ 2003)
Scène filmée au 68 rue Durolle.
2021
Réinstallation artisanale
Réinstallation artisanale 2021 (≈ 2021)
Arrivée de la coutellerie Fontenille-Pataud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Seychalles : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
Marcel Prade - Historien local
A étudié la période de construction.
Origine et histoire
Le pont de Seychalles, situé à Thiers dans la vallée des Usines, est un ouvrage médiéval traversant la Durolle. Construit entre le XVe et le XVIIe siècle, il fait partie des plus anciens ponts de la ville avec le pont du Navire, le pont Saint-Jean et le pont Vielh. Son nom, attesté dès 1476 sous la forme « pont de Seychal », proviendrait du gaulois sesca (roseau) ou de l’auvergnat Seychalhi, désignant un terrain pentu où l’eau ruisselle sans s’infiltrer. Ce pont était un maillon essentiel de la « route de Lyon », axe stratégique pour le commerce du fer et de l’acier alimentant les ateliers de coutellerie thiernois.
Le pont était intégré au système défensif de la ville, protégé par la porte de Seychal (XVIe siècle) et un corps-de-garde situé à proximité. Ces fortifications contrôlaient l’accès est de Thiers, complétées en amont par la porte de Lyon. Le secteur environnant abritait des tanneries (11 ateliers mentionnés en 1476) et des papeteries, ces dernières situées en aval pour éviter la pollution de la Durolle. Les archives révèlent des réparations majeures aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment en 1654, 1711, 1753 et 1785, tandis que son tablier fut élargi à la fin du XIXe siècle avec l’ajout d’un garde-corps métallique.
Architecturalement, le pont se distingue par ses deux arches en arc brisé de style gothique, adaptées au relief accidenté de la vallée. La pile centrale, dotée d’avant-becs et d’arrière-becs, résistait aux crues de la Durolle et supportait autrefois un barrage pour un moulin. Construit en moellons de granite local, son tablier suit la pente naturelle de la rue Durolle, évitant des travaux de remblai coûteux. Classé Monument Historique en 1926, il symbolise aujourd’hui le patrimoine industriel de Thiers, au cœur de la vallée des Usines en reconversion culturelle et artisanale.
Le pont a également marqué la vie locale par son rôle dans l’industrie coutelière, avec l’usine éponyme Pont de Seychalles (surnommée le Paquebot), active jusqu’aux années 1990-2000. Une scène du film Les Choristes (2003) y fut tournée, immortalisant son cadre pittoresque. Depuis l’abandon des activités industrielles, le site s’inscrit dans des projets de réhabilitation mêlant tourisme, artisanat (comme l’installation de la coutellerie Fontenille-Pataud en 2021) et préservation patrimoniale.
Les sources anciennes, comme le cadastre napoléonien de 1836 ou les terriers des XVe-XVIe siècles, mentionnent le pont sous divers noms (grand pont, pont de Durolle), reflétant son importance variable selon les époques. Les lithographies du XIXe siècle en offrent des vues romantiques, tandis que les photographies du XXe siècle documentent ses transformations, notamment l’ajout du garde-corps métallique et la disparition partielle du barrage en aval. Son histoire illustre ainsi l’évolution des techniques de construction et des usages urbains à Thiers, entre défense, commerce et industrie.
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