Exploitation romaine Entre 70 av. J.-C. et 30 ap. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Filons exploités par les *societas* rutènes.
Début XIIe siècle - milieu XIIIe siècle
Exploitation cistercienne
Exploitation cistercienne Début XIIe siècle - milieu XIIIe siècle (≈ 1215)
Production majeure d’argent du Midi.
1266
Concession à des associés
Concession à des associés 1266 (≈ 1266)
Mine cédée à trois Lodévois.
2015
Classement Monument historique
Classement Monument historique 2015 (≈ 2015)
Protection du sol et sous-sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sont classées au titre des monuments historiques le sol et le sous-sol de la mine d’argent de Cénomes, à l’exclusion des bâtiments en élévation, sis au lieu-dit Cénomes ouest, situés sur les parcelles n°62 d’une contenance de 19 a 72 ca et n°67 d’une contenance de 1 ha 00 a 16 ca figurant au cadastre section G de la commune de Montagnol. Arrêté du 24 février 2015 portant inscription au sol et du sous-sol de la mine d’argent de Cénomes à l’exclusion des bâtiments en élévation, sise à Montagnol. L’arrêté de classement du 11 décembre 2015 se substitue à l’arrêté d’inscription du 24 février 2015.
Personnages clés
Bernard Léchelon - Archéologue minier
A documenté la mine en détail.
Moines cisterciens de Sylvanès - Exploitants médiévaux
Relancèrent l’extraction au XIIe siècle.
Origine et histoire
La mine d’argent de Cénomes, située en bordure sud du Massif central dans une zone riche en filons de cuivre argentifère, fut exploitée par les Romains entre environ 70 av. J.-C. et 30 ap. J.-C. Son abandon ne résulta pas de l’épuisement des ressources, mais de la découverte de nouveaux gisements ailleurs dans l’Empire. Ce site, alors en pays Rutène, était géré par des societas spécialisées dans l’extraction minière.
Dès le début du XIIe siècle, les moines cisterciens de l’abbaye de Sylvanès relancèrent l’exploitation des mines locales, devenant les principaux producteurs d’argent du Midi jusqu’au milieu du XIIIe siècle. En 1266, ils concédèrent la mine de Cénomes à trois associés de Lodève, mais l’activité cessa rapidement malgré les travaux entrepris. Les galeries, réutilisées aux XVIIIe et XIXe siècles pour la fabrication de fromages, conservent des traces des méthodes d’extraction : attaque au feu, outils métalliques, et plus tard, utilisation de poudre.
Le site se distingue par son excellent état de conservation et sa documentation approfondie, notamment grâce aux travaux de l’archéologue Bernard Léchelon. Les galeries, accessibles uniquement via une propriété privée (porte de cave), ont ainsi été préservées des dégradations. La mine illustre une exploitation diachronique, combinant vestiges antiques, médiévaux et modernes, avec une lisibilité remarquable du sous-sol et des parcelles en surface, toutes appartenant à un même propriétaire.
Classée Monument historique en 2015 (après une première inscription la même année), la mine de Cénomes est un exemple rare de site argentifère protégé en France. Son sol et son sous-sol, à l’exclusion des bâtiments en élévation, sont couverts par cet arrêté, soulignant son importance patrimoniale pour l’étude des techniques minières à travers les âges.