Première mention du castrum 1035 (≈ 1035)
Le castrum est mentionné pour la première fois sous le nom de Castellum Rocafort super fluvium Sor.
XIIe siècle
Apogée du castrum
Apogée du castrum XIIe siècle (≈ 1250)
Le castrum connaît son apogée grâce à sa position stratégique entre le comté de Toulouse et la vicomté de Carcassonne.
XIIIe siècle
Refuge des hérétiques
Refuge des hérétiques XIIIe siècle (≈ 1350)
Le castrum sert de refuge aux hérétiques après la croisade des Albigeois.
Fin du XIVe siècle
Déclin du castrum
Déclin du castrum Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
Le site amorce un déclin lié au changement de résidence des seigneurs.
2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2010 (≈ 2010)
Le site est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le site archéologique et les vestiges d'élévations en place (cad. F 262) : inscription par arrêté du 17 septembre 2010
Personnages clés
Pierre Clément
Archéologue ayant mené des fouilles au début du XXIe siècle.
Ugo Cafiero
Directeur scientifique des fouilles menées de 2015 à 2018.
Origine et histoire
Le castrum de Roquefort, situé dans la vallée du Sor sur la commune de Sorèze, entre Durfort et Les Cammazes (Tarn), est un château ruiné entouré d'un village castral. Ses premières mentions datent d'environ 1035 sous le nom de Castellum Rocafort super fluvium Sor, et il est cité tout au long du XIIe siècle dans les serments conservés dans le cartulaire des Trencavel. Formullement rattaché au comté de Toulouse, il était en pratique tenu par des seigneurs vassaux des Trencavel, vicomtes d'Albi, de Béziers et du Razès ; profitant de sa situation frontalière entre le comté de Toulouse et la vicomté de Carcassonne, la seigneurie connaît son apogée entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle. Au XIIIe siècle, l'habitat villageois subordonné manifeste une forte, voire totale, adhésion à l'hérésie, réalité particulièrement documentée par les registres inquisitoriaux. Après la croisade des Albigeois, le castrum, géographiquement isolé, sert de refuge aux hérétiques et de point de départ pour des fuites vers l'Italie. Le site amorce un déclin à la fin du XIVe siècle, lié au changement de résidence des seigneurs, et il est probablement abandonné à cette époque. Sa topographie, qui révèle trois niveaux distincts, en fait un modèle de castrum médiéval en Midi-Pyrénées et lui confère un important potentiel archéologique. Des fouilles très ponctuelles ont été réalisées au début des années 1980, puis des campagnes ont été menées au début du XXIe siècle par Pierre Clément et le bureau Hadès (2005, 2010, 2014 et de 2015 à 2018, sous la direction scientifique d'Ugo Cafiero). Le site a été inscrit au titre des monuments historiques en 2010. Il est privé et n'est pas ouvert à la visite.