Site archéologique du castrum de Roquefort

Site archéologique du castrum de Roquefort

  • Sorèze
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
2000
1035
Première mention du castrum
XIIe siècle
Apogée du castrum
XIIIe siècle
Refuge des hérétiques
Fin du XIVe siècle
Déclin du castrum
2010
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le site archéologique et les vestiges d'élévations en place (cad. F 262) : inscription par arrêté du 17 septembre 2010

Personnages clés

Pierre Clément Archéologue ayant mené des fouilles au début du XXIe siècle.
Ugo Cafiero Directeur scientifique des fouilles menées de 2015 à 2018.

Origine et histoire

Le castrum de Roquefort, situé dans la vallée du Sor sur la commune de Sorèze, entre Durfort et Les Cammazes (Tarn), est un château ruiné entouré d'un village castral. Ses premières mentions datent d'environ 1035 sous le nom de Castellum Rocafort super fluvium Sor, et il est cité tout au long du XIIe siècle dans les serments conservés dans le cartulaire des Trencavel. Formullement rattaché au comté de Toulouse, il était en pratique tenu par des seigneurs vassaux des Trencavel, vicomtes d'Albi, de Béziers et du Razès ; profitant de sa situation frontalière entre le comté de Toulouse et la vicomté de Carcassonne, la seigneurie connaît son apogée entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle. Au XIIIe siècle, l'habitat villageois subordonné manifeste une forte, voire totale, adhésion à l'hérésie, réalité particulièrement documentée par les registres inquisitoriaux. Après la croisade des Albigeois, le castrum, géographiquement isolé, sert de refuge aux hérétiques et de point de départ pour des fuites vers l'Italie. Le site amorce un déclin à la fin du XIVe siècle, lié au changement de résidence des seigneurs, et il est probablement abandonné à cette époque. Sa topographie, qui révèle trois niveaux distincts, en fait un modèle de castrum médiéval en Midi-Pyrénées et lui confère un important potentiel archéologique. Des fouilles très ponctuelles ont été réalisées au début des années 1980, puis des campagnes ont été menées au début du XXIe siècle par Pierre Clément et le bureau Hadès (2005, 2010, 2014 et de 2015 à 2018, sous la direction scientifique d'Ugo Cafiero). Le site a été inscrit au titre des monuments historiques en 2010. Il est privé et n'est pas ouvert à la visite.

Liens externes