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Site archéologique du dolmen de Saplous II

Site archéologique du dolmen de Saplous II

    Chemin des Cans
    12150 Gaillac-d'Aveyron
Propriété privée
Site archéologique du dolmen de Saplous II
Site archéologique du dolmen de Saplous II
Site archéologique du dolmen de Saplous II
Crédit photo : Xic667 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1933
Classement partiel des dolmens de Surguières
1995
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelle B 30 : inscription par arrêté du 17 juillet 1995

Origine et histoire

Le dolmen de Saplous II fait partie d’un ensemble archéologique plus large, la nécropole de Surguières et Saplous, composée de cinq dolmens (et un sixième probable) répartis entre les communes de Buzeins et Gaillac-d’Aveyron, dans l’Aveyron. Ce site funéraire préhistorique illustre les pratiques d’inhumation collective de l’époque, bien que sa datation précise ne soit pas mentionnée dans les sources disponibles. Les dolmens de Surguières, situés à proximité, sont partiellement classés ou inscrits aux monuments historiques depuis 1933 et 1995, mais les descriptions officielles restent imprécises, notamment pour le dolmen de Saplous II, inscrit en 1995 sous la parcelle B 30.

Le dolmen de Saplous II se distingue par sa structure partiellement conservée : deux orthostates (piliers verticaux) et un tumulus d’environ 9 mètres de diamètre, orienté selon un azimut de 100°. À proximité, des dalles fracturées pourraient être les restes de sa table de couverture. Un mobilier archéologique limité – deux pointes de flèches en silex, des fragments de silex et des tessons de poterie – a été découvert sur place et est aujourd’hui conservé au musée de Sévérac-le-Château. Une petite construction de type coffre, située à l’ouest, reste non identifiée, tout comme la période exacte de sa construction.

La localisation du dolmen, à une vingtaine de mètres au sud de la départementale D 155 et à environ 1 000 mètres du hameau de Surguières, suggère une implantation stratégique, peut-être liée à des axes de circulation anciens. La destruction partielle d’un sixième dolmen lors de la construction de la D 155 témoigne des menaces pesant sur ce patrimoine, tandis que l’imprécision des arrêtés de protection reflète les défis de sa préservation. Les sources disponibles, bien que fragmentaires, soulignent l’importance de ce site pour comprendre les pratiques funéraires et l’organisation spatiale des sociétés préhistoriques en Occitanie.

Liens externes