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Site du Plessis 2

Site du Plessis 2

    2895 Chemin De Cousiniere
    97119 Vieux-Habitants
Site du Plessis 2
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Site du Plessis 2
Site du Plessis 2
Site du Plessis 2
Site du Plessis 2
Crédit photo : Philippe Cosentino - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886
Découverte du site
26 mai 1917
Premier classement
1995
Découverte post-cyclone Marilyn
22 novembre 2013
Inscription aux monuments historiques
1ᵉʳ octobre 2014
Classement du deuxième site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bloc gravé ainsi que le terrain d'assiette tel qu'il est figuré sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AM 59) : inscription par arrêté du 1er octobre 2014

Personnages clés

Mathieu Guesde - Découvreur du site Identifie les pétroglyphes en 1886.
Cornelis Dubelaar - Archéologue Étudie le site en 1984.
Alain Gilbert - Chercheur Mène des recherches en 1991-1995.
Louis Joseph Bouge - Gouverneur de Guadeloupe Relevés photographiques dans les années 1930.
Marcelle Pierrot - Préfète de région Signe l’arrêté d’inscription en 2013.

Origine et histoire

Le site du Plessis 2, situé dans la rivière du Plessis à la frontière des communes de Baillif et Vieux-Habitants en Guadeloupe, rassemble 19 roches gravées de pétroglyphes attribués à la période arawak, entre le Ier et le VIIe siècle. Ces gravures, au nombre de 147, incluent des motifs variés et deux polissoirs, suggérant un usage rituel lié à l’eau, renforcé par la proximité d’une cascade et d’un bassin naturel. Le site, découvert en 1886 par Mathieu Guesde, a fait l’objet d’études successives, notamment par Cornelis Dubelaar (1984) et Alain Gilbert (1991-1995).

Classé dès 1917 pour sa protection, le site a bénéficié de relevés photographiques dans les années 1930 sous l’impulsion du gouverneur Louis Joseph Bouge. En 1995, le cyclone Marilyn a révélé un bloc supplémentaire orné de gravures et de cupules. Les roches et leur terrain d’assiette ont été inscrits aux monuments historiques en 2013, suivis d’un classement partiel en 2014 pour un deuxième site voisin. Ces pétroglyphes, parmi les rares témoignages matériels des Arawaks en Guadeloupe, illustrent leur relation sacrée avec les éléments naturels.

L’ensemble archéologique, localisé à 1,5 km du littoral, témoigne d’une occupation précolombienne où l’eau jouait un rôle central, probablement dans des pratiques spirituelles ou communautaires. Les études menées au XXe siècle ont permis de documenter ces vestiges, tout en soulignant leur vulnérabilité face aux aléas climatiques, comme en attestent les découvertes post-cyclone. Aujourd’hui, le site reste un lieu clé pour comprendre les cultures amérindiennes des Petites Antilles avant l’arrivée des Européens.

Liens externes

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