Début de l'occupation (Chalcolithique) 2300-1800 av. J.-C. (≈ 2050 av. J.-C.)
Première trace d'habitat sur le site.
450-300 av. J.-C.
Apogée de l'Âge du fer
Apogée de l'Âge du fer 450-300 av. J.-C. (≈ 375 av. J.-C.)
Période d'occupation intense avant abandon.
IIe siècle av. J.-C.
Abandon du site
Abandon du site IIe siècle av. J.-C. (≈ 151 av. J.-C.)
Déplacement vers *la Gravisse*.
1978
Début des fouilles archéologiques
Début des fouilles archéologiques 1978 (≈ 1978)
Première campagne de recherches scientifiques.
30 septembre 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 septembre 1991 (≈ 1991)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Site protohistorique de Chastel (cad. YB 11, 13, 15, 16, 18, 177, 178, 205, 207, 219, 222) : inscription par arrêté du 30 septembre 1991
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Sources ne mentionnent aucun acteur.
Origine et histoire
Le site protohistorique de Chastel est un gisement archéologique de plein air situé à Aiguillon, en Lot-et-Garonne, dans la région Nouvelle-Aquitaine. Occupé de manière continue du Néolithique final (Chalcolithique, vers 2300-1800 av. J.-C.) jusqu’au début du second Âge du fer (450-300 av. J.-C.), il témoigne d’une présence humaine sur près de trois millénaires. Son emplacement stratégique, à la confluence du Lot, de la Baïse et de la Garonne, en fait un carrefour entre les axes est-ouest (océan Atlantique à Méditerranée) et nord-sud (Pyrénées à Massif Central). Le site, d’une superficie de 2 hectares, présente des traces de fossés et de talus suggérant une fonction défensive.
Les fouilles, initiées en 1978, ont révélé des structures caractéristiques comme des trous de piliers, des fragments de poteries et des reliefs culinaires. Ces découvertes confirment une occupation humaine dense, avec des traces d’habitats organisés. Photographies aériennes et études archéologiques ont permis d’identifier un système de protection (fossé et talus), indiquant une volonté de se prémunir contre d’éventuelles menaces extérieures. Le site semble avoir été abandonné vers le IIe siècle av. J.-C., l’habitat se déplaçant alors vers un lieu proche nommé la Gravisse, situé à 100 mètres en retrait de la terrasse alluviale.
Le caractère exceptionnel du site a conduit à son inscription au titre des monuments historiques le 30 septembre 1991. Les éléments protégés couvrent plusieurs parcelles cadastrales, mêlant propriétés privées et communales. Bien que les informations pratiques sur sa visite restent limitées, son importance archéologique en fait un témoignage clé des dynamiques d’occupation humaine en Aquitaine durant la Protohistoire. La localisation, notée comme médiocre (précision 5/10), situerait le site près du 22 Avenue du Maréchal-Joffre à Aiguillon, selon les coordonnées disponibles.
Les périodes de construction s’étendent principalement sur le Chalcolithique et l’Âge du fer, avec une continuité remarquable dans les modes d’habitat et les pratiques artisanales. Les céramiques et objets découverts illustrent des échanges culturels et économiques, typiques des sociétés protohistoriques de la région. L’absence de mention de personnages historiques ou d’événements marquants spécifiques dans les sources disponibles limite la connaissance des acteurs directs de ce site, mais son étude éclaire les modes de vie et l’organisation spatiale des communautés de l’époque.