Datation du coffre funéraire (tumulus C, phase Ia)
Datation du coffre funéraire (tumulus C, phase Ia) entre 4460 et 4160 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Ossements de 3 individus et mobilier funéraire.
entre 4450 et 3980 av. J.-C.
Datation de la chambre mégalithique (tumulus C, phase II)
Datation de la chambre mégalithique (tumulus C, phase II) entre 4450 et 3980 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
5 individus dont 2 enfants, vase-support.
1841
Première mention écrite
Première mention écrite 1841 (≈ 1841)
Citée sous le nom erroné de *tumulus de Tesson*.
1987
Sondages du tumulus B
Sondages du tumulus B 1987 (≈ 1987)
Aucune chambre funéraire identifiée par Claude Cathlin.
1993
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1993 (≈ 1993)
Protection du tumulus C avant sa fouille.
1995–2000
Fouille du tumulus C
Fouille du tumulus C 1995–2000 (≈ 1998)
Découverte des phases de construction et ossements.
1er avril 2025
Classement complet du site
Classement complet du site 1er avril 2025 (≈ 2025)
Protection des trois tumulus et de leur environnement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le site de la nécropole de Péré (ou Pairé), en totalité, comprenant les tumulus A, B et C, y compris la parcelle n° 225, figurant au cadastre préfixe 221 section K, le tout situé au lieu-dit Péré (ou Pairé) à Prissé-la-Charrière, tel que colorié en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 1er avril 2025
Personnages clés
Claude Cathlin - Médecin et archéologue
A mené des sondages en 1987 sur le tumulus B.
Lary - Auteur d’une mention en 1841
Premier à évoquer le site sous un nom erroné.
Origine et histoire
La nécropole de Péré (ou Pairé) est une petite nécropole néolithique située à Prissé-la-Charrière, dans le département des Deux-Sèvres. Composée de trois tumulus (A, B et C), elle a été classée Monument historique par arrêté du 1er avril 2025. Le site, mentionné dès 1841 sous le nom erroné de tumulus de Tesson, est implanté sur un léger relief pour en accentuer la visibilité. Les tumulus A et C portent des traces d’extraction de pierres, probablement pour l’empierrement des chemins locaux ou l’alimentation d’un four à chaux aménagé sur le flanc sud du tumulus C.
Le tumulus A, de forme elliptique et allongée (60 m de long), est le plus imposant des trois. Contrairement aux autres, il semble intact, sans trace d’exploitation en carrière. Le tumulus B, circulaire et de petite taille, n’a révélé aucune chambre funéraire lors des sondages de 1987 menés par le docteur Claude Cathlin. Son origine pourrait être liée à des déblais issus d’une ancienne fouille du tumulus C. Ce dernier, le plus long (115 m avant fouille), a été partiellement endommagé par des prélèvements de pierres mais reste bien conservé, protégé par son environnement boisé.
Le tumulus C révèle une construction complexe en trois phases (Ia, Ib et II). La phase Ia correspond à un coffre funéraire en orthostates, contenant les restes d’au moins trois individus datés entre 4460 et 4160 av. J.-C., accompagnés d’une armature trapézoïdale et d’une hachette en fibrolithe. La phase Ib ajoute une masse de terre jaune ceinturée de pierres, portant la longueur du monument à 23 m. La phase II érige un long tumulus trapézoïdal (100 m) abritant une chambre mégalithique en forme de « q », où furent découverts les ossements de cinq individus, dont deux enfants, datés entre 4450 et 3980 av. J.-C.
Les objets funéraires associés (vase-support, hachette en fibrolithe, pendeloque, bracelet en roche verte) attestent d’une sépulture collective du Néolithique moyen, sans réutilisation postérieure. La structure du tumulus C, avec ses parements doubles et son maillage alvéolaire interne, rappelle celle d’autres longs tumulus européens (Barnenez, Carnac, Colombiers-sur-Seulles). Ces monuments, inspirés peut-être des longues maisons néolithiques, illustrent la diversité architecturale des sépultures collectives de l’époque.
Le site, inscrit en 1993 puis classé en 2025, est localisé au lieu-dit Péré (ou Pairé), sur la parcelle cadastrale n°225 (section K). Son nom pourrait dériver du terme pierre, évoquant soit une carrière ancienne, soit une consolidation de talus (perré). Les terrains calcaires ont favorisé une conservation exceptionnelle des ossements, offrant un témoignage rare des pratiques funéraires et sociales du Néolithique en Nouvelle-Aquitaine.
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