Ouverture première ligne métro 1900 (≈ 1900)
Début de l’alimentation électrique nécessaire.
1910
Inondation de Bercy
Inondation de Bercy 1910 (≈ 1910)
Centrale mise hors service temporairement.
1911
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment 1911 (≈ 1911)
Réalisée par Paul Friesé pour le métro.
1967-1971
Modification de la façade
Modification de la façade 1967-1971 (≈ 1969)
Percement de fenêtres rue de la Cerisaie.
1992
Classement monument historique
Classement monument historique 1992 (≈ 1992)
Inscription par arrêté du 7 avril.
2024-2025
Conversion en espaces événementiels
Conversion en espaces événementiels 2024-2025 (≈ 2025)
Travaux sur les niveaux supérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble de la sous-station Bastille (cad. AR 23) : inscription par arrêté du 7 avril 1992
Personnages clés
Paul Friesé - Architecte
Concepteur du bâtiment en 1911.
Origine et histoire
La sous-station Bastille est un immeuble industriel construit en 1911 dans le 4e arrondissement de Paris, à proximité de la place de la Bastille et du port de l’Arsenal. Conçue par l’architecte Paul Friesé pour la Compagnie du chemin de fer métropolitain, elle abritait un transformateur électrique essentiel au fonctionnement du métro parisien. Son rôle était de convertir le courant alternatif haute tension, fourni par la centrale thermique de Saint-Denis, en courant continu basse tension utilisable par les rames. L’édifice s’inscrit dans un réseau de sous-stations similaires construites pour alimenter les premières lignes du métro, ouvertes dès 1900.
L’architecture du bâtiment, bien que massive, intègre des éléments stylistiques inspirés du néo-roman allemand, reflétant la culture germanique de Friesé. La façade en brique beige, adoucie par des arêtes arrondies et des arcatures, contraste avec la structure métallique interne. Deux tourelles d’angle rappellent les édifices médiévaux, tandis qu’une arche monumentale en plein cintre domine l’entrée. Ces choix esthétiques visaient à harmoniser l’utilarité industrielle du lieu avec le paysage urbain parisien, marqué par des références historiques.
Entre 1967 et 1971, des modifications sont apportées à la façade, notamment l’ajout de fenêtres dans la partie basse donnant sur la rue de la Cerisaie. Classée monument historique en 1992, la sous-station a connu une évolution fonctionnelle : les niveaux supérieurs sont en cours de conversion (2024-2025) en espaces événementiels, tandis que le rez-de-chaussée et le premier étage restent dédiés à la transformation électrique pour les lignes 1 et 5 du métro. Ce double usage illustre l’adaptation du patrimoine industriel aux besoins contemporains.
La sous-station Bastille s’inscrit dans un ensemble de sept sous-stations protégées à Paris, témoignant de l’importance historique du réseau électrique du métro. Son inscription au titre des monuments historiques souligne à la fois sa valeur architecturale et son rôle technique dans l’histoire des transports parisiens. Les travaux récents visent à préserver ce patrimoine tout en lui offrant une nouvelle vocation, mêlant mémoire industrielle et dynamisme urbain.
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