Première mention écrite 1192 (≈ 1192)
Église paroissiale citée dans les textes.
fin XIVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique fin XIVe siècle (≈ 1495)
Datation stylistique de l’édifice actuel.
fin XVIIIe siècle
Démolition du chœur
Démolition du chœur fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Plan attesté en 1792 pendant la Révolution.
14 mars 1927
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 14 mars 1927 (≈ 1927)
Protection patrimoniale officielle du baptistère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Baptistère Saint-Jean : inscription par arrêté du 14 mars 1927
Personnages clés
Architecte Attiret - Auteur d’un plan en 1792
Documentant la démolition du chœur révolutionnaire.
Origine et histoire
Le baptistère Saint-Jean de Riom, situé dans la ville de Riom (Puy-de-Dôme), est un édifice gothique dont la reconstruction date de la fin du XIVe siècle. Il remplace probablement un ancien baptistère gallo-romain, comme le suggère sa vocation originelle. Mentionné dès 1192, il servait alors d’église paroissiale, dédiée aux baptêmes, aux mariages et aux enterrements des enfants morts dans leur première année. Son architecture, marquée par une nef à deux travées et une fenêtre flamboyante, témoigne de son importance religieuse médiévale.
À la Révolution, le baptistère fut désaffecté et vendu comme bien national. Le chœur, démoli à la fin du XVIIIe siècle (attesté par un plan de 1792), disparut, mais la nef et des traces des fonts baptismaux subsistent. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1927, conserve une fenêtre gothique tardive, caractéristique du style flamboyant, et des moulures typiques de cette période. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région.
L’église Saint-Jean, initialement baptistère, illustre l’évolution des pratiques liturgiques en Auvergne. Son rôle central dans les sacrements (baptême, mariage, sépultures infantiles) en fit un lieu clé de la vie communautaire médiévale. La démolition partielle à la Révolution et sa vente comme bien national marquent une rupture dans son usage, avant sa protection patrimoniale au XXe siècle. Les vestiges architecturaux, comme la fenêtre méridionale, offrent un témoignage rare de l’art gothique tardif en Auvergne-Rhône-Alpes.
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