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Temple réformé à Clairac dans le Lot-et-Garonne

Temple réformé

    1 Avenue des Déportés
    47320 Clairac
Propriété de la commune
Crédit photo : Puzoque - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1621
Siège de Clairac par Louis XIII
1789
Déclaration des droits de l'homme
1802
Articles organiques de Napoléon Ier
1807
Construction premier temple
1er quart XIXe siècle
Construction temple actuel
15 mars 2021
Inscription monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le temple réformé ainsi que sa clôture, conformément au plan annexé à l'arrêté, situés sur la parcelle n°68, figurant au cadastre section AB : inscription par arrêté du 15 mars 2021

Personnages clés

Louis XIII - Roi de France Dirigea siège de Clairac en 1621.
Théophile de Viau - Poète protestant Témoigna des tortures post-siège.
Napoléon Ier - Empereur des Français Promulgua Articles organiques (1802).

Origine et histoire

Le temple protestant de Clairac, situé place Vicoze, est un édifice religieux construit au début du XIXe siècle, après la restauration de la liberté de culte pour les protestants en 1789. Il remplace un premier temple érigé en 1807, reconstruit dans les années 1836. Ce monument, de forme carrée avec des prolongements saillants, évoque une croix et abrite une nef encadrée de collatéraux surmontés de tribunes. Son chœur, légèrement surélevé, accueille une chaire en bois surmontée d’un dais, typique des temples réformés.

L’histoire de Clairac est marquée par son attachement au protestantisme dès la Renaissance, devenant un bastion calviniste. En 1621, après un siège de 12 jours mené par Louis XIII pour soumettre la Guyenne, la ville capitule. Trois protestants, considérés comme meneurs, sont exécutés, et des actes de torture sont rapportés par le poète Théophile de Viau, natif de la ville. Ces événements illustrent les tensions religieuses de l’époque sous l’Ancien Régime.

Après la Révocation de l’édit de Nantes, les protestants retrouvent leurs droits avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Les Articles organiques de 1802, sous Napoléon Ier, structurent les Églises réformées, permettant la construction du temple actuel. Inscrit aux monuments historiques en 2021, il témoigne de l’héritage protestant en Lot-et-Garonne et de son architecture sobre, marquée par des éléments sculptés discrets.

Le temple est entouré d’une grille et comprend une extension abritant une salle de prière, ainsi qu’un ancien presbytère inoccupé. Son financement, en partie assuré par la communauté des fidèles, reflète l’engagement local. Aujourd’hui, il reste un lieu actif de culte et de mémoire, lié à l’Église protestante unie de France.

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