Fouilles de Léon Maître 1901 (≈ 1901)
Découverte et interprétation taurobolique
6 septembre 1978
Classement monument historique
Classement monument historique 6 septembre 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du site
1989-2001
Prospections aériennes
Prospections aériennes 1989-2001 (≈ 1995)
Étude et relevé des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Temple romano-celtique heptagonal du type fanum et terrain de 700 m (cad. AC 208) : classement par arrêté du 6 septembre 1978
Personnages clés
Léon Maître - Historien et archéologue
Auteur des fouilles de 1901
Origine et histoire
Le temple romano-celtique heptagonal de Comblessac, situé en Ille-et-Vilaine (Bretagne), est un édifice religieux de type fanum construit entre le Ier et le IVe siècle. Unique en Gaule par son plan heptagonal, il s’inscrit dans une enceinte sacrée incluant un second fanum rectangulaire et des structures annexes. Les fouilles, menées dès 1901 puis de 1989 à 2011, ont révélé un mobilier archéologique attestant une occupation continue jusqu’au Bas-Empire. Classé monument historique en 1978, le site a fait l’objet de prospections aériennes et de relevés avant d’être recouvert pour sa conservation.
Le sanctuaire se dresse sur un promontoire dominant la confluence de l’Aff et d’un affluent, à 96 mètres d’altitude, dans un paysage aujourd’hui agricole mais autrefois boisé. Associé à la cité des Coriosolites, il pourrait appartenir à une agglomération secondaire du Haut-Empire, comme le suggèrent les vestiges de cinq bâtiments et la proximité de la voie romaine chaussée d’Ahès (Angers-Carhaix). Un trésor monétaire du IIIe siècle et une statuette en terre blanche, découverts sur place, témoignent de son importance cultuelle et économique.
L’architecture du temple heptagonal, avec une cella de 5,30 m de diamètre entourée d’une galerie de 2,70 m, repose sur des fondations en gros blocs. Aucun accès n’a été identifié, laissant supposer un podium supportant la structure. Le second fanum, initialement interprété comme rectangulaire, serait en réalité carré avec une galerie, précédé d’un état antérieur. Les interprétations ont évolué grâce aux photos aériennes, révélant une organisation complexe du sanctuaire, peut-être lié à des cultes syncrétiques romano-celtiques.
Le site, connu depuis le XIXe siècle, a été décrit en 1901 par l’historien Léon Maître, qui y voyait un autel taurobolique. Les campagnes de 1989 à 2001 ont permis de préciser son plan avant sa protection par recouvrement. Aujourd’hui, les vestiges, situés au lieudit Le Mur, occupent un champ cultivé à la limite de Comblessac et Carentoir (Morbihan), bien que certaines sources anciennes les aient erronément localisés dans cette dernière commune.
L’environnement immédiat, marqué par un éperon barré occupé depuis la Préhistoire, et le croisement de voies antiques soulignent le rôle stratégique du sanctuaire. Les débris architecturaux dispersés et la voie romaine voisine (D 248) confirment son intégration dans un réseau régional, entre Juliomagus (Angers) et Vorgium (Carhaix).
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