Destruction du Château Didonne XIVe siècle (≈ 1450)
Forteresse détruite par les Anglais.
1765
Construction du temple de la Frénière
Construction du temple de la Frénière 1765 (≈ 1765)
Temple bâti par Jean Jarousseau sur les douves du Château Didonne.
1850
Construction du deuxième temple
Construction du deuxième temple 1850 (≈ 1850)
Ancien temple détruit en 1945, charpente réutilisée.
1950
Achèvement du temple actuel
Achèvement du temple actuel 1950 (≈ 1950)
Œuvre de Paul Drémilly, style moderniste.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean Jarousseau - Pasteur du désert (1730-1819)
Commanditaire du temple de la Frénière en 1765.
Paul Drémilly - Architecte du temple actuel
Concepteur de l’édifice moderniste en 1950.
Origine et histoire
Le temple protestant de Saint-Georges-de-Didonne est le troisième édifice de ce type construit dans la commune. Sa construction, décidée après la Seconde Guerre mondiale, vise à remplacer l’ancien temple de 1850, détruit lors des combats pour la libération de la poche de Royan. Contrairement à son prédécesseur, situé à l’entrée du vieux village de Didonne, ce nouveau sanctuaire est érigé dans un emplacement plus central, face au cimetière des Bois, sur un terrain cédé par la municipalité. Son architecture moderniste, caractéristique de l’après-guerre dans le Pays royannais, s’inspire d’une pomme de pin, en référence aux pinèdes locales.
L’édifice, conçu par l’architecte Paul Drémilly et achevé en 1950, adopte un plan quadrilatère de quinze mètres sur sept, surmonté d’une voûte elliptique de plus de six mètres, entrecoupée de voûtes perpendiculaires. La structure mêle céramique creuse pour la voûte et moellons pour les murs, tandis que des oculi éclairent l’intérieur sobre, où trônent une chaire et une croix en bois. Ces éléments, dessinés par Drémilly, proviennent de la charpente de l’ancien temple de 1850, établissant un lien symbolique entre les deux édifices. Une croix métallique mobile domine le parvis, aux côtés d’un buste rendant hommage au pasteur Jean Jarousseau (1730-1819), figure emblématique du protestantisme local.
Jean Jarousseau, dernier pasteur du désert, a marqué l’histoire protestante de la région en faisant construire en 1765 le temple de la Frénière à Didonne, sur les vestiges du Château Didonne, une forteresse du XIe siècle détruite par les Anglais au XIVe siècle. Ce passé historique, combiné à la reconstruction d’après-guerre, illustre la résilience de la communauté protestante locale et son ancrage dans le paysage culturel et architectural de Saint-Georges-de-Didonne.
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