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Temple protestant de Saint-Georges-de-Didonne en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Temple protestant de Saint-Georges-de-Didonne

    65 Avenue Edmond Mocqueris
    17110 Saint-Georges-de-Didonne

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Destruction du Château Didonne
1765
Construction du temple de la Frénière
1850
Construction du deuxième temple
1950
Achèvement du temple actuel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean Jarousseau - Pasteur du désert (1730-1819) Commanditaire du temple de la Frénière en 1765.
Paul Drémilly - Architecte du temple actuel Concepteur de l’édifice moderniste en 1950.

Origine et histoire

Le temple protestant de Saint-Georges-de-Didonne est le troisième édifice de ce type construit dans la commune. Sa construction, décidée après la Seconde Guerre mondiale, vise à remplacer l’ancien temple de 1850, détruit lors des combats pour la libération de la poche de Royan. Contrairement à son prédécesseur, situé à l’entrée du vieux village de Didonne, ce nouveau sanctuaire est érigé dans un emplacement plus central, face au cimetière des Bois, sur un terrain cédé par la municipalité. Son architecture moderniste, caractéristique de l’après-guerre dans le Pays royannais, s’inspire d’une pomme de pin, en référence aux pinèdes locales.

L’édifice, conçu par l’architecte Paul Drémilly et achevé en 1950, adopte un plan quadrilatère de quinze mètres sur sept, surmonté d’une voûte elliptique de plus de six mètres, entrecoupée de voûtes perpendiculaires. La structure mêle céramique creuse pour la voûte et moellons pour les murs, tandis que des oculi éclairent l’intérieur sobre, où trônent une chaire et une croix en bois. Ces éléments, dessinés par Drémilly, proviennent de la charpente de l’ancien temple de 1850, établissant un lien symbolique entre les deux édifices. Une croix métallique mobile domine le parvis, aux côtés d’un buste rendant hommage au pasteur Jean Jarousseau (1730-1819), figure emblématique du protestantisme local.

Jean Jarousseau, dernier pasteur du désert, a marqué l’histoire protestante de la région en faisant construire en 1765 le temple de la Frénière à Didonne, sur les vestiges du Château Didonne, une forteresse du XIe siècle détruite par les Anglais au XIVe siècle. Ce passé historique, combiné à la reconstruction d’après-guerre, illustre la résilience de la communauté protestante locale et son ancrage dans le paysage culturel et architectural de Saint-Georges-de-Didonne.

Liens externes