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Théâtre antique dans l'Eure

Théâtre antique

    29 Côte des Noyers
    27700 aux Andelys
Propriété privée
Théâtre antique
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Théâtre antique
Théâtre antique
Théâtre antique
Crédit photo : Totorvdr59 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
1800
1900
2000
Ier-IIe siècle apr. J.-C.
Construction du théâtre
1863
Première mention écrite
1927
Découverte par Léon Coutil
6 juin 1928
Classement Monument Historique
1955
Fouilles complémentaires
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelles de terrain et substructions d'un théatre antique qu'elles contiennent (cad. B 852 à 854) : classement par arrêté du 6 juin 1928

Personnages clés

Léon Coutil - Archéologue et découvreur Identifia le théâtre et la villa en 1927.
Julien-Ludovic Brossard de Ruville - Historien local Premières mentions du site en 1863.

Origine et histoire

Le théâtre gallo-romain des Câteliers, situé aux Andelys dans l’Eure, est un édifice antique de spectacle construit au Ier ou IIe siècle apr. J.-C. Adossé à une pente naturelle, il mesure 120 m de diamètre, en faisant l’un des dix plus grands théâtres de Gaule. Ses vestiges, partiellement conservés, incluent des murs en calcaire et silex, ainsi qu’une cavea aux gradins disparus, suggérant une utilisation mixte pour jeux et spectacles. Classé Monument Historique en 1928, il témoigne de l’importance des infrastructures culturelles dans la civitas des Véliocasses.

La découverte du site revient à Léon Coutil en 1927, qui identifia aussi une villa voisine (la Marguerite). Les fouilles initiales, suivies de recherches limitées en 1955, révélèrent les angles du mur de scène et des contreforts, mais aucune étude exhaustive n’a été publiée. Aujourd’hui, le théâtre est recouvert par une végétation dense, et seuls les plans des années 1920-1950 documentent son architecture. Son état actuel et l’absence de vestiges clairs de l’orchestra ont conduit à l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un amphithéâtre gallo-romain à cavea incomplète.

Le monument s’inscrit dans un réseau dense de seize édifices de spectacle en Haute-Normandie antique, espacés de moins de 40 km. Construit à 370 m au sud d’une villa, il domine les vallées du Gambon et du ruisseau de Paix, illustrant l’adaptation des Romains aux contraintes topographiques locales. Les matériaux locaux (calcaire, silex) et l’absence de terre cuite architecturale dans les murs encore debout soulignent une construction pragmatique, peut-être influencée par des ressources limitées ou des traditions régionales.

Les premières mentions du site remontent à 1863, lorsque Julien-Ludovic Brossard de Ruville évoqua le mont de Noyers sans l’identifier clairement. Un fragment d’inscription en marbre blanc, aujourd’hui au musée d’Évreux, constitue l’un des rares artefacts découverts. Malgré son classement précoce, le théâtre reste méconnu du grand public, faute de documents accessibles ou d’illustrations récentes. Son histoire reflète ainsi les défis de la préservation des vestiges antiques en milieu rural, où l’érosion et la végétation menacent leur intégrité.

Liens externes