Construction du théâtre Ier-IIe siècle apr. J.-C. (≈ 250)
Période estimée de l’édification du monument.
1863
Première mention écrite
Première mention écrite 1863 (≈ 1863)
Évocation par Julien-Ludovic Brossard de Ruville.
1927
Découverte par Léon Coutil
Découverte par Léon Coutil 1927 (≈ 1927)
Identification officielle du site archéologique.
6 juin 1928
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 juin 1928 (≈ 1928)
Protection des parcelles et substructions.
1955
Fouilles complémentaires
Fouilles complémentaires 1955 (≈ 1955)
Mise au jour des angles du mur de scène.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelles de terrain et substructions d'un théatre antique qu'elles contiennent (cad. B 852 à 854) : classement par arrêté du 6 juin 1928
Personnages clés
Léon Coutil - Archéologue et découvreur
Identifia le théâtre et la villa en 1927.
Julien-Ludovic Brossard de Ruville - Historien local
Premières mentions du site en 1863.
Origine et histoire
Le théâtre gallo-romain des Câteliers, situé aux Andelys dans l’Eure, est un édifice antique de spectacle construit au Ier ou IIe siècle apr. J.-C. Adossé à une pente naturelle, il mesure 120 m de diamètre, en faisant l’un des dix plus grands théâtres de Gaule. Ses vestiges, partiellement conservés, incluent des murs en calcaire et silex, ainsi qu’une cavea aux gradins disparus, suggérant une utilisation mixte pour jeux et spectacles. Classé Monument Historique en 1928, il témoigne de l’importance des infrastructures culturelles dans la civitas des Véliocasses.
La découverte du site revient à Léon Coutil en 1927, qui identifia aussi une villa voisine (la Marguerite). Les fouilles initiales, suivies de recherches limitées en 1955, révélèrent les angles du mur de scène et des contreforts, mais aucune étude exhaustive n’a été publiée. Aujourd’hui, le théâtre est recouvert par une végétation dense, et seuls les plans des années 1920-1950 documentent son architecture. Son état actuel et l’absence de vestiges clairs de l’orchestra ont conduit à l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un amphithéâtre gallo-romain à cavea incomplète.
Le monument s’inscrit dans un réseau dense de seize édifices de spectacle en Haute-Normandie antique, espacés de moins de 40 km. Construit à 370 m au sud d’une villa, il domine les vallées du Gambon et du ruisseau de Paix, illustrant l’adaptation des Romains aux contraintes topographiques locales. Les matériaux locaux (calcaire, silex) et l’absence de terre cuite architecturale dans les murs encore debout soulignent une construction pragmatique, peut-être influencée par des ressources limitées ou des traditions régionales.
Les premières mentions du site remontent à 1863, lorsque Julien-Ludovic Brossard de Ruville évoqua le mont de Noyers sans l’identifier clairement. Un fragment d’inscription en marbre blanc, aujourd’hui au musée d’Évreux, constitue l’un des rares artefacts découverts. Malgré son classement précoce, le théâtre reste méconnu du grand public, faute de documents accessibles ou d’illustrations récentes. Son histoire reflète ainsi les défis de la préservation des vestiges antiques en milieu rural, où l’érosion et la végétation menacent leur intégrité.
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