Crédit photo : B. Brassoud aliasB-noa - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
…
1900
2000
vers 50 apr. J.-C.
Construction des thermes
Construction des thermes vers 50 apr. J.-C. (≈ 100)
Première phase des bains romains
vers 120
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction vers 120 (≈ 120)
Destruction partielle du site
vers 200
Aménagement du péristyle
Aménagement du péristyle vers 200 (≈ 200)
Ajout d’une cour centrale
Ier-IIIe siècle
Période d’occupation
Période d’occupation Ier-IIIe siècle (≈ 350)
Apogée et déclin du complexe
1973-1974
Premières fouilles
Premières fouilles 1973-1974 (≈ 1974)
Sondages archéologiques initiaux
22 décembre 1992
Classement MH
Classement MH 22 décembre 1992 (≈ 1992)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Thermes antiques (cad. D9 4186 à 4188) : classement par arrêté du 22 décembre 1992
Personnages clés
Charles Marteaux - Érudit local (Académie florimontane)
Signale le site au XIXe siècle
Marc Le Roux - Conservateur du Musée d’Annecy
Auteur d’une étude en 1903
Alain Piccamiglio - Archéologue (Revue de Narbonnaise)
Étudie le site en 2005
Origine et histoire
Les thermes antiques de Faverges-Seythenex, situés au lieu-dit Le Thovey, font partie d’une mansio (auberge-relais) gallo-romaine liée au vicus de Casuaria (actuel Viuz). Le site, installé à 1 km au sud-est de ce bourg antique, exploite une source naturelle et s’étend sur 9 000 m2. Il se développe en deux phases : une première occupation dès la seconde moitié du Ier siècle (vers 50 apr. J.-C. pour les thermes), suivie d’une reconstruction après un incendie vers 120, avec un péristyle ajouté vers 200. Les bâtiments, organisés autour d’une cour centrale, mêlent espaces thermaux et habitations.
Les vestiges sont signalés dès le XIXe siècle par des érudits locaux comme Charles Marteaux et Marc Le Roux (Académie florimontane), qui mentionnent des traces archéologiques près du chemin du Tové en 1903. Les premières fouilles systématiques débutent en 1973-1974, suivies de campagnes majeures en 1981 et 1999. Le site est classé monument historique le 22 décembre 1992. Il illustre l’importance des axes routiers romains dans les Alpes, comme l’Itinéraire d’Antonin, qui cite la mansio Casuaria comme étape entre Boutae (Annecy) et l’Italie.
Le complexe thermal, propriété de la commune, comprend des salles chauffées (caldarium), des bassins, et des espaces de vie organisés autour d’un péristyle. Son abandon intervient dans la première moitié du IIIe siècle, probablement lié au déclin des infrastructures romaines en Gaule. Les fouilles ont révélé des éléments architecturaux typiques (hypocaustes, mosaïques) et des objets du quotidien, offrant un éclairage sur la vie dans cette région frontalière entre lac d’Annecy et vallées alpines.
Aujourd’hui, le site est référencé dans les bases Mérimée et Digital Atlas of the Roman Empire. Bien que sa localisation exacte (484 Route d’Albertville) soit documentée, son accessibilité au public reste limitée. Les études récentes, comme celles d’Alain Piccamiglio (2005), soulignent son rôle dans le réseau viaire et religieux local, associé à un sanctuaire voisin.
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