Création du *Baiser* 1909 (≈ 1909)
Troisième version sculptée par Brancusi.
1910
Suicide de Tania Rachevskaïa
Suicide de Tania Rachevskaïa 1910 (≈ 1910)
Commande du monument par le docteur Marbais.
fin 1910 - début 1911
Installation de la tombe
Installation de la tombe fin 1910 - début 1911 (≈ 1911)
Pose du *Baiser* et du socle.
21 mai 2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 mai 2010 (≈ 2010)
Protection totale de la tombe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, la tombe de Tania Rachevskaïa, avec le groupe sculpté Le Baiser de Constantin Brancusi et son socle formant stèle (cad. AK 02, cf plan annexé à l'arrêté) , concession n° 191P1910, section 22, n° 265 : inscription par arrêté du 21 mai 2010
Personnages clés
Tania Rachevskaïa - Étudiante russe
Sujet du monument, morte en 1910.
Docteur Marbais - Commanditaire du monument
Ami de Brancusi et de Tania.
Constantin Brancusi - Sculpteur roumain
Auteur du *Baiser* (1909).
Origine et histoire
La tombe de Tania Rachevskaïa, dans la section 22 du cimetière Montparnasse à Paris (14e arrondissement), se distingue par son monument funéraire créé au début du XXe siècle. Elle comprend un socle épigraphié et une sculpture emblématique, Le Baiser (1909), troisième version d’une série réalisée par Constantin Brancusi entre 1907 et 1940. La signature du sculpteur figure au bas du socle, attestant de son authenticité. Ce monument, installé fin 1910 ou début 1911, est classé en totalité depuis 2010, incluant la stèle et la concession n°191P1910.
Tania Rachevskaïa, étudiante russe, se suicide en 1910 par désespoir amoureux pour le docteur Marbais, proche de Brancusi. En hommage, ce dernier commande à l’artiste un monument funéraire, choisissant Le Baiser pour symboliser leur histoire tragique. Le médecin et Brancusi, tous deux originaires de Roumanie, partagent une connexion culturelle qui influence ce projet mémoriel, mêlant art avant-gardiste et émotion personnelle.
Le Baiser de Brancusi, avec ses formes épurées et son symbolisme, marque un tournant dans l’art funéraire du XXe siècle. La tombe, propriété de la commune de Paris, illustre l’intersection entre vie privée et patrimoine artistique. Son inscription aux Monuments Historiques en 2010 souligne sa valeur à la fois historique, esthétique et sentimentale, tout en ancrant Brancusi dans le paysage parisien, où il a vécu et travaillé.