Construction du tombeau 1927 (≈ 1927)
Édifié par Damaso Maestracci pour sa famille.
13 février 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 février 1989 (≈ 1989)
Inscription par arrêté, modifiée en 2021.
19 mai 2021
Modification de l'arrêté de protection
Modification de l'arrêté de protection 19 mai 2021 (≈ 2021)
Mise à jour du périmètre protégé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tombeau du sculpteur Maestracci, en totalité, situé à Occhiatana, figurant au cadastre section C, sur la parcelle n°23 : inscription par arrêté du 13 février 1989, modifiée par arrêté du 19 mai 2021
Personnages clés
Damaso Maestracci - Sculpteur et peintre
Auteur et commanditaire du tombeau (1888–1976).
Origine et histoire
Le tombeau du sculpteur Maestracci, situé à Occhiatana en Corse, est un monument historique érigé en 1927 par l'artiste insulaire Damaso Maestracci (1888–1976). Ce monument funéraire, de plan rectangulaire, se distingue par son décor sculpté en trois niveaux, séparés par des corniches. Le premier niveau supporte un gisant dans une niche, surmonté d’une figure ailée avec l’inscription « medita ». Le buste de Maestracci, en médaillon bas-relief, couronne l’ensemble sous une croix. Les deuxième et troisième niveaux abritent des niches animées de scènes en ronde-bosse, évoquant des moments d’éploration et la figuration du défunt sur son linceul.
L’œuvre, classée Monument Historique par arrêté du 13 février 1989 (modifié le 19 mai 2021), illustre le talent de Maestracci, à la fois peintre et sculpteur. Le tombeau, destiné à sa famille, mêle symbolisme religieux et expression artistique personnelle. Les haut-reliefs latéraux et la croix sommitales soulignent son caractère sacré, tandis que les inscriptions « Damaso » et « medita » renforcent son dimension intime et contemplative. La localisation exacte, bien que documentée (parcelle cadastre C n°23), reste d’une précision médiocre selon les sources disponibles.
Le style du tombeau s’inscrit dans la tradition des édicules funéraires corses du début du XXe siècle, marqués par un syncrétisme entre art sacré et influences locales. Maestracci, figure de l’art insulaire, y déploie un langage sculptural narratif, rare pour l’époque en Corse. L’utilisation de la ronde-bosse et des bas-reliefs témoigne d’une maîtrise technique au service d’une œuvre à la fois publique et intimiste, dédiée à la mémoire familiale et à la postérité artistique.