Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Tour de l'Isleau en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Tour de l'Isleau

    4 Chemin de la Tour de l'Isleau
    17250 Saint-Sulpice-d'Arnoult

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du donjon
1368
Premier seigneur attesté
1521-1578
Transmission familiale
XIXe siècle
Abandon du site
1925
Classement historique
1974
Début des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Henri III Plantagenêt - Attribution incertaine Possible commanditaire du donjon.
Pont de Vivonne Chevalier - Seigneur attesté en 1368 Propriétaire cité dans un aveu.
Jean III Isle de la Cave - Héritier en 1521 Reçoit l’Isleau de son oncle.
François Isle de la Matassière - Propriétaire en 1557 Hérite du domaine familial.
Daniel Isle de Forgette - Propriétaire en 1578 Dernier héritier Isle mentionné.
Prévost - Seigneur cité en héraldique Associé à la paroisse de Sainte-Gemme.

Origine et histoire

La Tour de l’Isleau, située à Saint-Sulpice-d'Arnoult en Nouvelle-Aquitaine, est un vestige féodal datant du XIIe siècle. Ce donjon carré de 11 mètres de côté et 17 mètres de hauteur, autrefois entouré d’une enceinte quadrangulaire, domine un marais depuis une petite éminence. Il représente l’un des plus anciens monuments militaires de la région, bien que son attribution à Henri III Plantagenêt reste incertaine.

Le premier seigneur attestée est Pont de Vivonne Chevalier, mentionné dans un aveu de 1368 comme propriétaire de la « chastellerie de Lileau ». Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le domaine appartint aux barons de la Chaume. Entre le XVIe et le XVIIe siècle, il passa successivement entre les mains de Jean III Isle de la Cave (héritier en 1521), François Isle de la Matassière (1557), et Daniel Isle de Forgette (1578). Un Prévost, seigneur de l’Isleau, est également cité dans les archives héraldiques.

Abandonné au XIXe siècle par des exploitants agricoles, le donjon fut envahi par la végétation jusqu’à sa restauration initiée en 1974 par des propriétaires privés. À proximité subsistent les ruines d’une chapelle, vestige d’un ancien village médiéval. La tour a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 14 mai 1925, soulignant son importance patrimoniale.

Liens externes