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Tour d'Arces dans l'Isère

Tour d'Arces

  • 995 Chemin de la Tour d'Arces
  • 38330 Saint-Ismier
995 Chem. de la Tour d'Arces, 38330 Saint-Ismier, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1170
Première mention seigneuriale
vers 1275
Transmission à Guigues Morard
9 août 1640
Vente de la tour
1794
Propriété de François Berlioz
1989
Création de l'association
2020
Don à la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis d'Arces - Seigneur et probable constructeur Possesseur en 1170, érigea la tour.
Guigues Morard - Héritier seigneurial Reçoit la Bâtie vers 1275.
Jean d'Arces - Dernier héritier Vend la tour en 1640.
Paul Aymon de Franquières - Acquéreur en 1640 Nouveau propriétaire après vente.
François Berlioz - Propriétaire en 1794 Détient la tour post-Révolution.

Origine et histoire

La tour d'Arces, aussi appelée Bâtie d'Arces, est le donjon d’un ancien château fort construit entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Elle constituait le cœur de la seigneurie de la tour d’Arces, dont les ruines se trouvent sur la commune de Saint-Ismier, en Isère. Perchée à 585 mètres d’altitude sur un bloc rocheux issu d’un éboulement, elle surplombait stratégiquement la vallée du Grésivaudan et le col de la Faita, en Chartreuse. Accessible par un sentier dédié, elle témoigne de l’architecture militaire médiévale régionale.

Le premier seigneur connu, Louis, possède le château dès 1170. Vers 1275, Guigues Morard hérite de la Bâtie d’Arces par partage familial et adopte le nom de sa mère, marquant une continuité seigneuriale. La tour, probablement édifiée par Louis d’Arces (1160–1242), change de mains en 1640 lorsque Jean d’Arces, dernier héritier, la vend à Paul Aymon de Franquières. En 1794, elle appartient à François Berlioz. Depuis 1989, l’association éponyme œuvre pour sa restauration, aboutissant en 2020 à son don à la commune de Saint-Ismier.

Architecturalement, la tour quadrangulaire (8 mètres de côté, 13,5 mètres de haut) présente des murs épais de 1,40 mètre, avec des archères et des fenêtres rectangulaires ou géminées. Elle était entourée de deux enceintes et d’une chapelle dédiée à Sainte-Catherine. Une tourelle complétait l’ensemble défensif. Depuis 2016, des travaux de restauration ont permis de redécouvrir et réhabiliter des parties enfouies du monument, sous l’impulsion de l’association locale.

La tour illustre l’évolution des fortifications médiévales en Dauphiné, passant d’un rôle militaire à un patrimoine communal préservé. Son histoire reflète les dynamiques seigneuriales, les transmissions familiales et les enjeux de conservation contemporaine. Les sources archéologiques et associatives, comme les rapports de 2019–2020, documentent ces efforts pour perpétuer ce témoignage du passé.

Liens externes

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