Frise chronologique
1487–1538
Construction par les évêques della Rovere
Construction par les évêques della Rovere
1487–1538 (≈ 1513)
Résidence épiscopale inachevée pour Leonardo et Antonio
XVIIe siècle
Transformation en clocher
Transformation en clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Intégration à l’église Notre-Dame en contrebas
1883
Classement monument historique
Classement monument historique
1883 (≈ 1883)
Protection officielle de l’édifice semi-ruiné
1888–années 1910
Restauration majeure
Restauration majeure
1888–années 1910 (≈ 1899)
Ajout balustrade, pinacles et toiture conique
1957–1974
Usage comme château d’eau
Usage comme château d’eau
1957–1974 (≈ 1966)
Réservoir en béton abandonné après 17 ans
2007–2013
Restauration récente
Restauration récente
2007–2013 (≈ 2010)
Couverture refaite, réservoir démoli, cloches replacées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Leonardo Grosso della Rovere - Évêque d’Agen (1487–1519) |
Commanditaire initial de la tour |
| Antonio della Rovere - Évêque d’Agen (1519–1538) |
Poursuivit la construction inachevée |
| Georges Tholin - Historien local (XIXe siècle) |
A décrit la tour semi-ruinée en 1889 |
Origine et histoire
La tour d'Hautefage fut édifiée au début du XVIe siècle par deux évêques d'Agen de la famille della Rovere : Leonardo Grosso della Rovere (1487–1519) et son successeur Antonio (1519–1538). Conçue comme résidence épiscopale, sa construction resta probablement inachevée. Dès le XVIIe siècle, elle devint le clocher de l’église Notre-Dame en contrebas, avant d’être classée monument historique en 1883.
Au XIXe siècle, la tour, semi-ruinée, fut restaurée entre 1888 et les années 1910 : ajout d’une balustrade, de contreforts à pinacles et d’une couverture conique en ardoise. Transformée en château d’eau en 1957 (réservoir abandonné en 1974), elle subit de nouvelles restaurations après 2007, avec démolition du réservoir en 2013 et restitution des planchers et cloches au troisième étage.
Architecturalement atypique, cette tour hexagonale à trois étages, implantée à flanc de coteau, domine une vallée profonde. Son escalier à vis extérieur (122 marches) dessert des niveaux marqués par des cordons. Les fenêtres mêlent styles Renaissance (premier étage) et gothique (deuxième étage), tandis que le troisième étage, percé de larges baies, offrait une vue panoramique. La porte en plein cintre, autrefois ornée, et la tourelle d’escalier soulignent son caractère à la fois résidentiel et symbolique.